Leapmotor lance son petit SUV électrique à 23 400 euros en France, et c’est Stellantis qui le vend en concession

Le crossover urbain électrique Leapmotor B03X 2026 vu de trois quarts avant

Le chiffre a de quoi faire tousser la concurrence. Leapmotor vient d’ouvrir les commandes de son B03X en France, un crossover urbain 100 % électrique affiché à partir de 23 400 euros. À ce tarif, on est très loin des prix pratiqués par la plupart des marques européennes sur ce format.

Petit rappel utile : Leapmotor est une marque chinoise, mais sa distribution chez nous passe par le réseau Stellantis, soit environ 136 concessions réparties dans le pays. Autrement dit, le groupe qui possède Peugeot, Citroën, Opel et compagnie vend aussi une voiture chinoise qui vient chatouiller ses propres modèles. La situation est un peu bizarre, mais elle a le mérite d’être claire.

Le B03X mesure 4,27 mètres de long, pour 1,81 mètre de large. On est donc sur un gabarit de SUV compact, taillé pour la ville et les trajets du quotidien. Deux batteries sont proposées, toutes deux en chimie LFP, réputée plus endurante et moins coûteuse. La petite, de 39,8 kWh, annonce 292 kilomètres d’autonomie WLTP. La grande, de 53 kWh, grimpe à 382 kilomètres. Rien d’extraordinaire sur le papier, mais ça suffit largement pour un usage urbain et périurbain.

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Côté recharge, Leapmotor promet un 30 à 80 % en une quinzaine de minutes sur une borne rapide en courant continu. La version haute grimpe à 197 chevaux, avale le 0 à 100 km/h en 8,6 secondes et plafonne à 160 km/h. Pour une citadine haute, c’est même plutôt vif.

Deux finitions au lancement, baptisées LIFE et DESIGN. Le tarif précis de chacune n’a pas encore été détaillé, mais l’entrée de gamme reste donc calée sous la barre des 24 000 euros. À ce niveau de prix, le B03X vient se frotter directement à la Renault 4 E-Tech et au Citroën ë-C3 Aircross, deux modèles franco-européens qui misaient justement sur l’accessibilité.

C’est là que ça devient intéressant. La bataille de la petite électrique abordable se jouait jusqu’ici entre constructeurs européens. Voilà qu’un acteur chinois débarque avec un prix agressif, distribué par un réseau français bien implanté. Pour l’automobiliste, c’est une option de plus, et pas la plus chère. Pour Stellantis, c’est un pari un peu risqué : vendre le concurrent de sa propre gamme, en espérant que la marge compense. On suivra les chiffres de vente avec attention.

Crédit photo : Leapmotor