Voiture d’occasion : les prix tombent à leur plus bas niveau depuis fin 2022

Bonne nouvelle si vous cherchez une seconde main : le prix moyen d’une voiture d’occasion en France est descendu à 29 257 euros en juillet, du jamais vu depuis décembre 2022. C’est 6,5 % de moins qu’il y a un an, et 8,1 % de moins qu’en juillet 2024. Sur deux étés, la facture a fondu.
Ces chiffres viennent d’AutoScout24, qui suit les annonces mois après mois. Et si les prix baissent autant, c’est d’abord parce que le marché tourne au ralenti. En juillet, 472 884 véhicules d’occasion ont changé de main, soit 3,4 % de moins qu’en juillet 2025. Depuis janvier, on est à 3,1 millions de transactions, en recul de 4 %. Pour situer, on reste encore 17,7 % sous le niveau de juillet 2019, avant le Covid. Ce marché ne s’est jamais vraiment remis.
Un détail en dit long sur le pouvoir d’achat : ce sont les vieilles voitures qui tirent leur épingle du jeu. Les modèles de plus de seize ans progressent de 4,9 % et pèsent désormais 28 % des ventes d’occasion. À l’inverse, les autos de deux à cinq ans reculent de 5,6 %, et celles de six à dix ans de 6,7 %. Beaucoup d’automobilistes gardent donc leur voiture plus longtemps, et quand ils rachètent, ils visent le moins cher.
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Côté motorisations, le diesel reste roi de l’occasion avec 42 % du marché, loin devant tout le reste. Mais les électrifiées grignotent du terrain : l’électrique pur bondit de 55 % sur un an, l’hybride de 24,5 %, et à elles deux ces catégories approchent les 20 % des transactions. La bascule est lente, mais elle a commencé.
Du côté des marques, les françaises tiennent la corde avec 46,6 % des ventes, même si leurs volumes s’effritent un peu. Les premium allemandes, elles, dégringolent : Mercedes perd 10,7 %, Audi 5,4 %, BMW 4,8 %. Et pendant ce temps, les chinoises débarquent tout doucement sur le marché de la seconde main, avec des volumes en hausse de 82 %, même si elles pèsent encore moins de 1 %.
Pour l’acheteur, le moment est plutôt favorable, donc. Les vendeurs cassent les prix, l’offre est là, et le neuf reste cher malgré les remises. Reste que ce marché atone traduit surtout une France qui se serre la ceinture au volant.
Crédit photo : Illustration générée par IA
