L’Audi A2 revient en électrique avec 649 km d’autonomie, et il faudra compter autour de 38 000 euros

L'Audi A2 e-tron en livrée camouflage de prototype, roulant sur un pont au coucher du soleil

Audi ressuscite l’A2, disparue des catalogues en 2005, sous la forme d’une compacte électrique baptisée A2 e-tron. La présentation officielle est calée à l’automne, avec une ouverture des commandes annoncée dans la foulée.

Le chiffre que la marque met en avant, c’est 649 kilomètres d’autonomie WLTP dans la configuration la plus favorable.

Ce résultat ne vient pas d’une batterie démesurée mais d’un travail sur la consommation. Audi annonce 12,8 kWh aux 100 kilomètres sur la version de 140 kW équipée du pack efficience, avec un coefficient de traînée de 0,24, obtenu grâce à un avant redessiné et un soubassement entièrement caréné.

Quatre puissances seront proposées, de 125 à 240 kW, soit environ 170 à 326 chevaux. Les versions les plus accessibles reçoivent un moteur unique implanté sur le train arrière.

La voiture repose sur une évolution de la plateforme MEB du groupe Volkswagen, celle qui sert déjà à la Volkswagen ID.3 et à la Cupra Born. La production sera assurée à Ingolstadt, l’usine historique de la marque.

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En attendant la grille tarifaire, tout véhicule électrique réclame son câble de recharge, rarement fourni de série.

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La presse a déjà pu rouler en prototype. La version essayée embarquait une batterie de 61 kWh et un moteur de 190 chevaux, pour une autonomie annoncée entre 400 et 500 kilomètres et une recharge de 10 à 80 % en vingt-six minutes environ.

Les retours sont bons sur la direction et sur le silence de roulement à vitesse d’autoroute. Ils le sont beaucoup moins sur les freins, qui manquent de mordant à l’attaque, un reproche récurrent sur les modèles MEB, ainsi que sur une suspension sport jugée trop ferme et des poignées de porte trop étroites.

Côté tarif, Audi n’a rien officialisé. Les estimations qui circulent placent l’entrée de gamme autour de 38 000 euros, avec un haut de gamme qui pourrait approcher les 40 000. À ce niveau, l’A2 e-tron viendrait se frotter aux Volvo EX30 et BMW iX1, largement au-dessus des Renault 5 et autres citadines électriques qui tirent aujourd’hui le marché français.

Reste la question des aides. La production allemande joue en sa faveur, mais le bonus français dépend d’un score environnemental qui tient aussi compte de l’origine de la batterie, et Audi n’a communiqué ni la provenance des cellules ni un tarif définitif.

Autant dire que le vrai verdict pour l’acheteur français attendra la grille de prix officielle, cet automne.

Crédit photo : Audi