L’Alpine A110 thermique s’arrête à Dieppe, l’électrique prendra le relais en 2027

Alpine A110 R bleue en action sur route enneigée, vue trois quarts avant

C’est fini. Après neuf ans de carrière, la deuxième génération de l’Alpine A110 a quitté les chaînes de la manufacture de Dieppe, avec 28 701 exemplaires produits au total. Pour une sportive artisanale à moteur central, aussi confidentielle qu’attachante, le chiffre a de quoi rendre fier le constructeur normand.

Le rideau tombe sur une série d’adieu qui restera dans les mémoires. La A110 R Ultime devait sortir à 110 exemplaires. Alpine n’en a finalement assemblé que 58, le prix ayant refroidi une partie des acheteurs. Il faut dire que la facture démarrait à 265 000 euros, et grimpait jusqu’à 330 000 euros pour la finition « La Bleue » et sa peinture dégradée réalisée à la main, limitée à 15 unités.

Sous le capot, 345 chevaux, 420 Nm, des amortisseurs Öhlins réglables et un freinage AP Racing, pour un 0 à 100 km/h abattu en 3,8 secondes. Une berlinette poussée dans ses derniers retranchements, vendue au prix d’une supercar.

Et maintenant ? Alpine a déjà la réponse, et elle est électrique. La prochaine A110 arrivera en 2027, sur une plateforme maison baptisée APP, pour Alpine Performance Platform, la même base que la R5 Turbo 3E mais sérieusement retravaillée. Le prototype a d’ailleurs tourné en public en juillet dernier au festival de Goodwood, sous une carrosserie à peine camouflée.

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Techniquement, le pari est ambitieux. Deux moteurs sur l’essieu arrière, une puissance annoncée autour de 480 chevaux, une batterie de 70 kWh en 800 volts et une autonomie visée jusqu’à 480 kilomètres. Surtout, Alpine promet un poids contenu, autour de 1 400 à 1 500 kilos, ce qui pour une électrique relève presque de l’exploit. Le secret tient dans deux batteries dites cell-to-pack, une devant l’habitacle, une derrière, pour garder la répartition des masses 40/60 qui faisait tout le charme de la version thermique.

Sur le papier, l’intention est louable. Conserver l’ADN de la A110, sa légèreté et son équilibre, tout en basculant sur le courant. Le vrai test, ce sera la balance et le châssis, pas la fiche technique.

Une chose est sûre, la France ne perd pas son icône sportive, elle la voit juste changer de carburant. Les puristes, eux, ont encore un an et demi pour s’y faire.

Crédit photo : Alpine