Les voitures sans permis passent enfin au contrôle technique

Les voitures sans permis passent enfin au contrôle technique

C’est une petite révolution pour un univers longtemps resté à part. Les voitures sans permis, ces VSP qu’on croise de plus en plus en ville, doivent désormais passer au contrôle technique. Avec plus de 61 000 véhicules de ce type en circulation, la France aligne ces engins sur les normes européennes de sécurité et d’émissions.

L’objectif est simple : la sécurité de tout le monde sur la route. Même avec une vitesse et une puissance limitées, une VSP en mauvais état peut provoquer un accident. Le contrôle vérifie donc l’état général du véhicule et sa conformité aux normes d’émissions, comme pour n’importe quelle autre voiture.

Dans le détail, l’examen ressemble à celui des deux-roues : 133 points de contrôle, 613 défaillances possibles, avec une attention particulière sur les freins, l’éclairage, les pneus et la direction. En cas de résultat défavorable, le propriétaire dispose de deux mois pour réaliser la contre-visite.

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Le calendrier s’étale sur plusieurs années pour ne pas saturer les centres. Les VSP immatriculées avant le 1er janvier 2016 sont concernées dès 2023, celles immatriculées entre 2016 et 2020 en 2024, les immatriculations de 2021 en 2025 et celles de 2022 en 2026. Les modèles antérieurs au 1er janvier 2017 doivent passer le test avant le 31 décembre 2024. À partir de 2027, le rythme se cale sur un premier contrôle cinq ans après la première immatriculation, puis tous les trois ans. Et en cas de revente, il faut présenter un procès-verbal de moins de six mois.

La mesure touche large. Au-delà des seules voitures, elle concerne aussi les quadricycles légers et lourds, soit plus de 300 000 véhicules au total, parmi lesquels des modèles bien connus comme la Citroën Ami ou la Microlino. Pour absorber ce nouveau flux, plus de 6 000 centres de contrôle technique sont déjà prêts à accueillir ces petits engins.

Pour les propriétaires, ça représente une contrainte supplémentaire et un coût en plus. Mais c’est aussi une garantie : rouler dans un véhicule vérifié, c’est moins de mauvaises surprises et un peu plus de tranquillité pour soi comme pour les autres.

Crédit photo : DR