Nissan ressuscite le nom Pixo pour une petite électrique cousine de la Renault Twingo

Nissan a fini par lâcher le nom. Sa future citadine électrique s’appellera Pixo, et le constructeur la présentera officiellement le 23 septembre. D’ici là, on connaît surtout l’essentiel : c’est une petite voiture du segment A, celui des toutes petites citadines urbaines, pensée pour l’Europe et fabriquée en Europe.
Le point le plus intéressant pour un acheteur français, c’est d’où elle vient. La Pixo repose sur la même base que la nouvelle Renault Twingo électrique, la plateforme maison rebaptisée RGEV Small. Elle devient donc la troisième déclinaison de cette famille, après la Twingo E-Tech et la nouvelle Dacia Spring. Trois marques, une seule architecture technique, et une production concentrée dans l’usine Renault de Novo Mesto, en Slovénie. Cette fabrication européenne compte, parce qu’elle rend la Pixo potentiellement éligible au bonus écologique français, contrairement aux citadines chinoises qui en sont désormais privées.
Nissan garde encore le silence sur les chiffres qui comptent vraiment. Puissance, capacité de batterie, autonomie homologuée, équipements, tarifs : tout est réservé pour la présentation. On peut quand même se faire une idée par ricochet. Si la Pixo hérite bien du matériel de la Twingo, elle devrait embarquer une batterie LFP d’environ 27,5 kWh, une puissance autour de 82 chevaux et à peu près 260 km d’autonomie. De quoi couvrir les trajets urbains et périurbains sans se poser trop de questions, mais rien pour partir en vacances sur l’autoroute.
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Reste la question du prix, et elle est délicate. La Pixo doit se glisser dans un espace très étroit, entre la Dacia Spring à partir de 17 900 euros et la Twingo E-Tech annoncée sous les 20 000 euros. Difficile pour Nissan de se différencier autrement que par le style et la finition, puisque la mécanique sera partagée.
Petit clin d’œil au passage : le nom Pixo n’est pas nouveau. Nissan l’avait déjà utilisé entre 2009 et 2013, sur une microcitadine dérivée de la Suzuki Alto, une cousine japonaise qui n’avait rien à voir avec cette nouvelle électrique franco-slovène.
Sur le principe, voir arriver une troisième petite électrique européenne abordable est plutôt une bonne chose pour le marché français, qui manque cruellement de modèles sous les 20 000 euros. On attend surtout de voir à quel prix Nissan décide de se positionner. Rendez-vous le 23 septembre.
Crédit photo : Nissan
