Toyota ramène le diesel sur le Hilux en France, et il revient 8 600 euros moins cher que l’électrique

C’est un petit retour en arrière qui va en soulager plus d’un. Le nouveau Toyota Hilux arrive en concession française en octobre 2026 avec, enfin, une motorisation diesel. Jusqu’ici, la dernière génération du pick-up n’était proposée chez nous qu’en version 100 % électrique, à 69 000 euros l’entrée de gamme. Autant dire un ticket d’entrée qui calmait vite les artisans et les agriculteurs habitués au Hilux comme outil de travail.
Sous le capot, Toyota remet donc un bon vieux quatre-cylindres 2.8 litres, ici associé à une petite hybridation légère en 48 volts. La puissance grimpe à 204 chevaux, avec transmission intégrale et boîte automatique de série. On reste sur une mécanique thermique classique, juste épaulée par un alterno-démarreur qui lisse les relances et fait un peu baisser la consommation. Rien de révolutionnaire, mais c’est exactement ce que la clientèle du Hilux réclamait.
Et puis il y a le prix, le vrai argument. La version diesel démarre à 55 800 euros en finition Le Cap, passe à 60 360 euros en Légende et culmine à 66 840 euros en Invincible, toujours en double cabine. À équipement comparable, ça fait environ 8 600 euros de moins que l’électrique. Pour un véhicule professionnel qui se rentabilise au kilomètre, l’écart n’est pas un détail.
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Petite subtilité bien française : le diesel est proposé en deux ou quatre places seulement. Rien d’anodin. En limitant le nombre de places et en gardant une homologation utilitaire, Toyota permet au pick-up d’échapper au malus écologique, qui aurait sinon alourdi la facture de plusieurs milliers d’euros vu les émissions de l’engin. C’est de la gymnastique fiscale, mais elle est parfaitement légale et elle profite directement à l’acheteur.
Face à lui, le Ford Ranger continue de truster le marché du pick-up en France, et il a toujours proposé du diesel sans jamais le retirer du catalogue. Toyota avait fait le pari du tout-électrique un peu trop tôt pour ce segment très particulier, où l’autonomie et la capacité de remorquage comptent plus que l’étiquette verte.
Le Hilux électrique reste au catalogue, de 69 000 à 72 480 euros, avec ses 196 chevaux et ses 257 kilomètres d’autonomie WLTP. Mais soyons réalistes : sur ce marché-là, c’est bien le retour du diesel qui va faire repartir les commandes.
Crédit photo : Toyota
