Le Toyota Hilux repasse au diesel en France, et il joue avec le nombre de places pour éviter le malus

Le nouveau Toyota Hilux 2026, pick-up double cabine, vu de trois quarts avant

Toyota rouvre le diesel sur son Hilux. Après avoir lancé une version 100 % électrique du pick-up, le constructeur remet une motorisation thermique au catalogue français, et pas n’importe laquelle : un 2.8 litres quatre cylindres de 204 chevaux, épaulé par une micro-hybridation 48 volts. Boîte automatique, transmission intégrale, double cabine uniquement. On est sur du vrai utilitaire.

Le prix, c’est là que ça devient intéressant. Le Hilux diesel démarre à 55 800 euros en finition Le Cap, quand la version électrique, elle, ne descend pas sous les 69 000 euros. Presque 13 000 euros d’écart. Pour un artisan ou un agriculteur qui aligne les kilomètres, le choix est vite fait, surtout que l’électrique se contente d’environ 257 km d’autonomie WLTP avec sa batterie de 59 kWh, ce qui reste court pour un engin de ce gabarit.

Mais le vrai bon coup de Toyota est ailleurs. La micro-hybridation, ce n’est qu’un petit système 48 volts qui récupère un peu d’énergie au freinage et lisse le Stop & Start, rien d’extraordinaire. Non, l’astuce se cache dans le nombre de places.

Là où la version électrique propose deux ou cinq places, le diesel se limite à deux ou quatre places. Ce n’est pas un hasard. En restant sous les cinq places, le Hilux conserve son statut d’utilitaire et échappe d’un coup au malus CO2 et au malus au poids, ces deux taxes qui auraient sinon fait exploser la facture d’un pick-up diesel de plus de deux tonnes.

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Résultat : le prix affiché colle au prix réellement payé. Sur un véhicule de cette catégorie, avec un malus qui peut grimper très haut en 2026 (le seuil de poids est descendu à 1 500 kg, le seuil CO2 à 108 g/km), l’économie n’a rien d’anecdotique.

Les commandes sont ouvertes depuis fin juillet, avec trois finitions au programme côté diesel : Le Cap, Légende et Invincible. Les premières livraisons sont attendues en octobre, en pleine période du Mondial de Paris.

Reste que ce retour du diesel a un petit goût de contournement. Toyota profite d’une frontière fiscale entre utilitaire et voiture particulière pour proposer un gros pick-up thermique à un tarif qui, sans ça, aurait été bien plus salé. C’est parfaitement légal, plutôt malin, et ça montre surtout à quel point le malus français pousse les constructeurs à jouer avec les cases plutôt qu’à revoir vraiment leurs modèles.

Crédit photo : Toyota