Le Toyota Hilux revient au diesel en France, et cette fois c’est la version électrique qui fait figure de luxe

Toyota vient de compléter la gamme du nouveau Hilux avec une motorisation diesel, et le message est limpide : le pick-up le plus vendu de la planète n’est pas près de tout miser sur la batterie. La version électrique avait ouvert le bal, la voilà rattrapée par un bon vieux quatre-cylindres 2.8 litres de 204 chevaux, épaulé par une micro-hybridation 48 volts. Rien de révolutionnaire sous le capot, mais un moteur qui rassure ceux qui tractent, roulent loin et se méfient encore des bornes de recharge.
La micro-hybridation, pour être clair, c’est juste un petit système électrique 48 volts qui assiste le moteur thermique au démarrage et à basse vitesse. Ça n’électrifie pas vraiment la voiture, ça grappille surtout un peu de consommation. Le Hilux garde donc sa boîte automatique à six rapports, sa transmission intégrale et ses aptitudes de baroudeur intactes.
Là où ça devient intéressant, c’est sur le tarif. La version diesel démarre à 55 800 euros en finition Le Cap deux places, contre 69 000 euros pour l’électrique. À équipement comparable, le diesel revient à peu près 8 600 euros de moins. On a donc un pick-up dont la version thermique est nettement plus abordable que la version branchée, exactement l’inverse de ce qu’on nous vend partout ailleurs.
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Trois finitions au programme côté diesel, Le Cap, Légende et Invincible, cette dernière grimpant à 66 900 euros. L’électrique, lui, se limite à deux niveaux et affiche une autonomie WLTP de 257 kilomètres seulement, avec sa batterie de 59 kWh. Pour un engin censé avaler les kilomètres et les chantiers, c’est un peu court, et ça explique sans doute pourquoi Toyota remet du gazole dans le catalogue.
Reste un détail qui en dit long sur la fiscalité française. Le Hilux diesel se configure en deux ou quatre places, jamais cinq, histoire de rester classé utilitaire et d’échapper au malus écologique qui plomberait un pick-up de deux tonnes et demie. L’électrique, lui, peut proposer cinq places sans se soucier de la question.
La commercialisation est prévue pour octobre en concession. Toyota assume donc de vendre côte à côte un pick-up diesel moins cher et un électrique premium, en laissant l’automobiliste trancher. Vu l’autonomie de la version branchée et le profil de ses acheteurs, on devine assez bien lequel des deux fera le gros des ventes.
Crédit photo : Toyota
