Tesla n’a jamais autant vendu de voitures, et pourtant ses profits s’effondrent

Illustration : berline electrique sombre de profil devant une courbe boursiere descendante

Tesla vient de publier des résultats qui ont fait fuir la Bourse. Au lendemain de l’annonce, l’action a plongé de près de 14%, son plus bas niveau depuis l’été 2025. Étrange, pour un trimestre présenté comme record.

Car sur le papier, tout va bien. La marque a livré un peu plus de 480 000 voitures dans le monde, un record, et encaissé plus de 28 milliards de dollars de revenus, en hausse de 26% sur un an.

Le souci, c’est ce qu’il reste une fois les comptes faits. Le bénéfice d’exploitation a chuté de 57%, et la marge est tombée de 4,1% à 1,4% en un an. Autrement dit, Tesla vend plus de voitures mais gagne beaucoup moins sur chacune.

La raison nous concerne directement, ici en France. Pour continuer à écouler ses Model 3 et Model Y, Tesla multiplie depuis des mois les remises et les financements à taux cassé, histoire de tenir tête à une concurrence chinoise qui casse les prix. Ça remplit les carnets de commandes, mais ça vide les marges.

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Et la pression est bien réelle sur notre marché. Les ventes de Tesla reculent en Europe depuis plusieurs mois, pendant que BYD, Leapmotor, XPeng ou Denza débarquent en France avec des électriques souvent moins chères. La guerre des prix ne fait que commencer.

Pendant ce temps, l’argent de la maison part ailleurs. Les dépenses de recherche ont bondi de près de 50% pour dépasser 2,3 milliards de dollars, avalées par l’intelligence artificielle, le projet de robots-taxis et le robot humanoïde Optimus. La trésorerie disponible est même passée dans le rouge, avec un trou de plus d’un milliard sur le seul trimestre.

Optimus, justement, c’est là-dessus qu’Elon Musk a remis une pièce. Il le présente comme le plus gros produit de l’histoire de Tesla, tout en reconnaissant que le passer en production de masse sera un défi énorme. Détail qui pique : les tout premiers exemplaires ne seront même pas vendus, ils serviront juste à entraîner la machine.

Le message des marchés est limpide. Tant que les voitures rapportaient gros, on laissait Musk vendre du rêve. Maintenant que la marge fond et que le cash file, les promesses de robots ne suffisent plus. Pour l’acheteur français, la vraie info est là : tant que Tesla se bat sur les prix, il y a de bonnes affaires à saisir, sauf que la marque n’a plus le marché électrique pour elle toute seule.

Crédit photo : Illustration generee par IA