Le Toyota C-HR+ électrique arrive en France à partir de 36 600 euros, et son autonomie réelle vaut mieux que sa réputation

Toyota, le champion mondial de l’hybride, ne s’était jamais vraiment mouillé sur l’électrique pur en Europe. C’est fini. Le C-HR+ est arrivé dans les concessions françaises, et attention à ne pas le confondre avec le C-HR hybride classique déjà au catalogue.
Ici on parle d’un SUV compact 100 % électrique, bâti sur une plateforme dédiée aux batteries. Le petit « plus » dans le nom, c’est toute la différence.
La gamme démarre à 36 600 euros. À ce tarif, vous avez une batterie de 58 kWh, un moteur de 167 chevaux et 458 kilomètres d’autonomie WLTP, la valeur mesurée en laboratoire. La version qui intéresse vraiment monte d’un cran : batterie de 77 kWh, 224 chevaux, jusqu’à 607 kilomètres annoncés, pour 43 900 euros. Et pour les pressés, une déclinaison quatre roues motrices de 343 chevaux expédie le 0 à 100 km/h en 5,2 secondes.
Le chiffre de 607 kilomètres, on sait tous qu’il faut le prendre avec des pincettes. Sauf que L’Argus a sorti le mètre ruban sur la version 77 kWh, et le résultat est plutôt honnête : 486 kilomètres sur un parcours routier normal, et 334 kilomètres à 130 km/h sur autoroute. On perd forcément de l’autonomie sur voie rapide, comme toutes les électriques, mais ça reste dans la moyenne haute du segment.
Pour brancher votre électrique sur une borne ou une prise renforcée, un câble Type 2 reste indispensable :
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Côté recharge, comptez 28 minutes pour passer de 10 à 80 % sur une borne rapide de 150 kW, à condition qu’il fasse doux dehors. En courant alternatif, la batterie accepte jusqu’à 11 kW.
Le C-HR+ mesure 4,52 mètres de long, pèse 1 885 kilos et offre un coffre de 416 litres. On est donc sur un vrai SUV familial, pas un jouet urbain.
Reste la question du prix. À 43 900 euros pour la grande batterie, le Toyota se retrouve pile dans la mêlée des électriques chinoises qui débarquent à tour de bras, souvent moins chères sur le papier. Toyota mise sur sa réputation de fiabilité et sur une garantie batterie de huit ans, ce qui n’est pas rien quand on garde une voiture longtemps. Une remise de 3 000 euros court d’ailleurs jusqu’au 27 août, histoire d’aider à franchir le pas.
Pour un premier vrai électrique grand public, Toyota ne s’est pas raté. Il arrive juste un peu tard à la fête.
Crédit photo : Toyota
