L’Alpine A390 roule enfin chez de vrais clients, et elle est 100 % made in Dieppe

Ça y est. Après un printemps compliqué, l’Alpine A390 a livré ses premiers clients particuliers le 5 juin dernier. Le premier crossover électrique de la marque n’est donc plus une promesse de salon, il est sur les routes françaises.
Petit rappel pour ceux qui ont raté l’épisode. L’A390 est un « sport fastback » cinq places, une carrosserie qui joue à la fois la ligne de coupé et la garde au sol d’un SUV. Rien à voir avec la petite A110 thermique qui, elle, tire sa révérence à Dieppe. Là, on change complètement de registre.
Et c’est bien à Dieppe que tout se joue, dans la Manufacture Alpine Jean Rédélé, le berceau historique de la marque depuis 1969. L’usine a été lourdement transformée pour passer à l’électrique et vise 50 voitures par jour. Les moteurs viennent de Cléon, les batteries de Douai avec des cellules produites sur place. Difficile de faire plus français comme chaîne de production.
Sous le plancher, une batterie de 89 kWh et surtout une architecture à trois moteurs : un à l’avant, deux à l’arrière. Ça donne une transmission intégrale et un système qui répartit le couple roue par roue, histoire de garder l’agilité chère à la marque malgré les deux tonnes et quelques de l’engin.
Pour brancher une électrique comme l’A390 sur une borne publique ou une wallbox, il faut son propre câble Type 2. Celui-ci fait le job sans se ruiner :
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Deux versions au menu. La GT annonce 400 ch, 661 Nm et jusqu’à 557 km d’autonomie WLTP, pour 67 500 euros. La GTS grimpe à 470 ch et 824 Nm, mais son autonomie retombe à 503 km, et elle se paie 78 000 euros. À ces tarifs, oubliez le bonus écologique. Alpine assume et vise frontalement le Porsche Macan électrique, que la GTS vient chatouiller à environ 5 000 euros de moins que le Macan de base.
Pour ce prix, on retrouve quand même une dotation cohérente avec le positionnement : système audio Devialet à treize haut-parleurs, sellerie mêlant Alcantara et cuir Nappa, pompe à chaleur, projecteurs adaptatifs. Le genre de détails qu’on attend à ce niveau de gamme.
Reste la vraie question, celle de la production. Le lancement a été freiné par des retards en usine et un rappel préventif au printemps, ce qui n’aide jamais à installer une auto premium. Maintenant que les premières clés sont remises, à Dieppe de tenir la cadence. Parce qu’une belle fiche technique ne vaut rien tant que les voitures ne sortent pas.
Crédit photo : Alpine
