La Volkswagen Golf passe enfin à l’hybride classique, mais elle se paie plus cher qu’une Toyota Corolla

Volkswagen Golf hybride grise de trois quarts arrière sur route, badge GOLF HYBRID

Volkswagen a fini par céder. La Golf, la compacte la plus vendue de l’histoire, reçoit une motorisation hybride classique, celle qui se recharge toute seule en roulant, sans câble ni prise. Les commandes viennent d’ouvrir en France.

Sous le capot, un bloc essence 1.5 associé à un moteur électrique, décliné en deux puissances : 136 ou 170 chevaux. Rien de rechargeable ici, contrairement à la version eHybrid qui existe déjà. C’est le même principe qu’une Toyota, une hybride dite auto-rechargeable : la voiture jongle toute seule entre thermique et électrique, récupère l’énergie au freinage, et vous n’avez jamais à penser à la brancher.

Le hic, c’est le tarif. La Golf hybride 136 ch démarre à 38 700 euros, en finition Life Plus. Et si vous voulez les 170 chevaux, il faut passer à la finition Style et compter au minimum 44 800 euros. Pour rappel, la Golf essence de base reste affichée à 31 000 euros. L’hybride coûte donc près de 8 000 euros de plus sur l’entrée de gamme.

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Là où ça pique vraiment, c’est face à la concurrence. La Toyota Corolla, qui a inventé le genre et le maîtrise depuis vingt ans, démarre à 34 700 euros avec 140 chevaux. La Honda Civic, elle, propose 184 chevaux dès 36 870 euros. Autrement dit, Volkswagen arrive après tout le monde, avec moins de puissance pour l’entrée de gamme, et se permet quand même de facturer plus cher. Il faut avoir confiance dans le logo.

Ce retour a un côté ironique. Volkswagen avait déjà tenté l’hybride simple il y a plus de dix ans, timidement, sans succès, avant de tout miser sur le diesel puis sur l’électrique. Le revoilà obligé d’y revenir, poussé dans le dos par les normes CO2 européennes, ces fameux objectifs CAFE qui sanctionnent lourdement les constructeurs dont la moyenne d’émissions dépasse le seuil. L’hybride, c’est la bouée de sauvetage pour éviter les amendes en attendant que le tout-électrique décolle vraiment.

Reste que pour l’acheteur français, une Golf qui consomme moins sans rien changer à ses habitudes, ça a du sens. Le break SW, par contre, n’y a pas encore droit, il faudra patienter. À ce prix-là, la vraie question n’est pas de savoir si la Golf hybride est bonne, mais si le badge Volkswagen vaut vraiment quelques milliers d’euros de plus qu’une Corolla qui fait le job depuis toujours.

Crédit photo : Volkswagen