La Xiaomi SU7 Ultra, une électrique chinoise complètement déraisonnable

Quand on pense Xiaomi, on imagine d’abord des smartphones, des montres connectées ou des aspirateurs robots. Pas forcément une berline électrique capable de faire passer une Porsche pour une voiture de papa. Et pourtant, la Xiaomi SU7 Ultra est bien réelle, et ses chiffres relèvent presque de la science-fiction.
Commençons par le morceau de choix : la puissance. La SU7 Ultra développe 1 548 chevaux, grâce à trois moteurs électriques. Pour ne rien gâcher, elle ne pèse que 1 900 kilos, ce qui est remarquablement léger pour une électrique de ce gabarit bardée de batteries. La conséquence logique de ce rapport poids-puissance, c’est une accélération à couper le souffle : 0 à 100 km/h expédié en 1,97 seconde, 200 km/h atteints en 5,97 secondes, et une vitesse de pointe annoncée à 350 km/h. On est clairement dans le domaine de l’hypercar.
Xiaomi n’a pas oublié l’aérodynamique non plus. La voiture est capable de générer jusqu’à 2 145 kilos d’appui aérodynamique, un chiffre digne d’une Formule 1. Pour y parvenir, elle s’habille d’un kit carrosserie agressif, avec un immense aileron arrière fixe, des jupes latérales et des ailes avant sculptées. Ce n’est plus une berline, c’est un missile à quatre portes.
La comparaison avec la Porsche Taycan Turbo GT, longtemps référence du segment, est cruelle. La Porsche culmine à 1 108 chevaux pour 2 275 kilos sur la balance. La Xiaomi est donc à la fois plus puissante et plus légère, ce qui en fait, sur le papier, une rivale redoutable. D’ailleurs, le constructeur chinois ne s’en cache pas : il vise le record du Nürburgring Nordschleife, espérant battre le chrono de la Taycan GT, établi à 7 minutes et 5 secondes sur la fameuse boucle nord.
En attendant une hypercar électrique dans le garage, un câble Type 2 costaud reste l’accessoire de base :
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Reste la grande question, celle qui calme un peu l’enthousiasme : verra-t-on un jour cette fusée sur nos routes ? Pour l’instant, la SU7 Ultra reste avant tout une démonstration de force, une vitrine technologique destinée à prouver que Xiaomi sait faire autre chose que de l’électronique grand public. Son homologation pour la route ouverte et sa commercialisation en Europe demeurent très incertaines.
Et c’est tout le paradoxe de ce genre d’objet. Techniquement, la Chine montre qu’elle peut rivaliser, voire dépasser les références allemandes en matière de performance pure. Commercialement, importer une telle bête en Europe, entre droits de douane, normes d’homologation et réseau de distribution, relève du parcours du combattant. La SU7 Ultra restera donc probablement un fantasme pour la plupart des passionnés européens.
Il n’empêche, le message est passé. Xiaomi, marque qu’on associait à l’électronique abordable, vient de poser un sérieux pavé dans la mare du sport automobile électrique. Et ce n’est probablement qu’un début.
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