Les voitures électriques chinoises cartonnent toujours plus en Europe

Les droits de douane devaient freiner l’invasion des voitures chinoises en Europe. C’est raté, ou presque. Les chiffres récents montrent que les constructeurs venus de Chine continuent de grignoter des parts de marché sur le Vieux Continent, et la progression est même spectaculaire.
En septembre 2025, le trio formé par BYD, MG et Chery a atteint un record de 7,4 % de part de marché total en Europe. Surtout, cette performance représente une envolée de 149 % en un an. Pour la première fois, ces marques chinoises sont passées devant les coréennes Kia et Hyundai, deux acteurs pourtant solidement installés. Autant dire que le rapport de force est en train de basculer plus vite que prévu.
MG fait figure de locomotive. Le constructeur, marque historique britannique passée sous pavillon chinois, a écoulé 216 503 véhicules dans dix-huit pays européens entre janvier et septembre 2025, soit une hausse de 20 % sur un an. De son côté, BYD a franchi un cap symbolique à l’échelle mondiale : avec 2,26 millions de voitures électriques vendues sur 2025, le groupe a dépassé Tesla et s’est imposé comme le premier vendeur mondial d’électriques. Le rapport de force avec l’américain a changé de camp.
Comment expliquer cette résistance face aux taxes européennes ? Depuis le relèvement des droits de douane sur les véhicules 100 % électriques chinois, décidé par Bruxelles à la mi-2024, les constructeurs asiatiques ont tout simplement changé de stratégie. Plutôt que de subir des surtaxes pouvant grimper jusqu’à 45,3 % pour certains, ils ont massivement basculé vers les hybrides rechargeables, les fameux PHEV, qui échappent à ces taxes spécifiques. Une parade aussi maligne qu’efficace.
Quelle que soit la marque de votre électrique, un câble Type 2 de qualité est vite rentabilisé :
Câble de recharge Type 2 22 kW (ABSINA) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Le résultat est sans appel. Les taxes ont ralenti la progression, elles ne l’ont pas stoppée. Là où l’Europe espérait protéger ses constructeurs en alourdissant la facture des électriques importées, les groupes chinois ont contourné l’obstacle en quelques mois. Ils ont adapté leur gamme, poussé les modèles hybrides rechargeables, et continué de séduire des clients européens attirés par des prix agressifs et un équipement généreux.
Cette agilité illustre tout le défi auquel font face les marques historiques. Pendant que Volkswagen, Renault ou Stellantis ajustent péniblement leurs calendriers et reportent certains modèles, les chinois avancent vite, changent de braquet en un trimestre et grignotent méthodiquement le terrain. Leur force, c’est cette capacité à réagir presque instantanément aux contraintes réglementaires.
Pour le consommateur européen, ces voitures représentent souvent une bonne affaire, avec des tarifs contenus et des prestations correctes. Pour l’industrie locale, en revanche, le signal est inquiétant. Les barrières douanières, présentées comme un bouclier, se révèlent surtout être un ralentisseur. Et si la tendance se confirme, la question ne sera plus de savoir si les marques chinoises s’installent durablement en Europe, mais à quelle vitesse elles continueront de monter.
Crédit photo : DR
