La nouvelle Renault Clio arrive à 19 900 euros, mais la reine des ventes françaises reste fabriquée en Turquie

La Clio revient, et pour beaucoup c’est l’événement de la rentrée automobile. Renault a chiffré sa sixième génération, présentée au salon de Munich l’an dernier et bientôt exposée au Mondial de Paris, du 12 au 18 octobre. Les premières livraisons ont démarré en début d’année.
Le tarif d’entrée est fixé à 19 900 euros. À ce prix, vous avez la version essence TCe 115 en boîte manuelle, finition Évolution, la plus dépouillée des trois niveaux au catalogue avec Techno et Esprit Alpine. C’est peu pour une voiture de ce standing, et c’est le nerf de la guerre sur un segment où tout se joue à quelques centaines d’euros face à la Peugeot 208.
Au-dessus, la vraie vedette est la full hybrid E-Tech 160. Comptez 24 600 euros pour la débuter. Cette motorisation, qui associe un moteur essence 1.8 et deux moteurs électriques, annonce 3,9 litres aux 100 km et surtout 89 grammes de CO2 au kilomètre. Le chiffre a son importance. Le malus 2026 mord dès 108 grammes, la Clio hybride passe donc entre les gouttes. Renault revendique jusqu’à 1 000 km d’une traite.
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Pour ceux qui roulent beaucoup, il y a aussi une version GPL, l’Eco-G 120, à 21 900 euros, capable d’aligner jusqu’à 1 450 km cumulés entre ses deux réservoirs. Le carburant liquéfié coûte moins cher à la pompe, et il échappe lui aussi au malus. De quoi intéresser les gros rouleurs que l’électrique laisse encore sur le bord de la route.
Côté style, la Clio grandit un peu, 4,12 m, s’offre un profil de coupé, une signature lumineuse en demi-losange et des jantes de 18 pouces, les plus grandes du segment selon la marque. À bord, un double écran de 10 pouces avec Google intégré, une trentaine d’aides à la conduite et un coffre annoncé jusqu’à 391 litres. Rien de révolutionnaire, mais du sérieux, et une montée en gamme évidente par rapport à la Clio 5 qui tirait sur la fin.
Reste un détail qui pique un peu quand on parle de la voiture préférée des Français. La Clio n’est pas assemblée en France, mais à Bursa, en Turquie, comme la génération précédente. La reine des ventes hexagonales est donc une expatriée, pendant que Renault relocalise ailleurs ses futures électriques. Un paradoxe qui dit beaucoup de l’industrie auto d’aujourd’hui.
Crédit photo : Renault
