La Renault Clio 6 passe au GPL et vise 1 450 km d’une traite, à partir de 21 900 euros

Renault ajoute une corde à l’arc de sa Clio 6 avec une motorisation que la concurrence directe a oubliée : le GPL. La citadine la plus vendue de France propose désormais une version Eco-G 120, c’est-à-dire un bloc qui roule aussi bien à l’essence qu’au gaz de pétrole liquéfié, ce carburant nettement moins cher à la pompe. Les commandes ont ouvert au printemps, les premières livraisons ont suivi cet été.
Techniquement, on parle d’un 1.2 trois cylindres de 120 chevaux, marié à la boîte automatique à double embrayage EDC. Rien d’exotique côté conduite, puisque le moteur bascule tout seul de l’essence au gaz selon les besoins, sans que vous ayez à y penser. Le gros argument, c’est l’autonomie : en additionnant les deux réservoirs, Renault annonce jusqu’à 1 450 km avant de devoir s’arrêter. De quoi faire Paris-Marseille et revenir sans trop réfléchir à la station.
Côté tarif, la Clio Eco-G démarre à 21 900 euros en finition Evolution, soit exactement le prix de la même voiture en essence pure avec la boîte auto. Autrement dit, le GPL ne coûte pas un centime de plus à l’achat, alors qu’il permet de rouler moins cher ensuite. La gamme grimpe ensuite jusqu’à 28 100 euros pour la finition haut de gamme Esprit Alpine, en passant par la Techno au milieu.
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Pour situer, la Clio 6 commence à 19 900 euros tout court, avec le petit TCe 115 essence. Et pour ceux qui visent la sobriété maximale, la version full hybrid E-Tech 160 reste au catalogue à partir de 24 600 euros. Le GPL vient donc se glisser entre les deux, avec une logique bien à lui : moins de technologie embarquée que l’hybride, mais un coût d’usage qui tient la route pour les gros rouleurs.
Là où ça devient intéressant, c’est que la grande rivale de toujours, la Peugeot 208, ne propose rien de comparable. Pas de GPL chez le lion, pas sur ce segment en tout cas. Renault se retrouve donc seul à défendre cette carte sur les citadines polyvalentes, à un moment où le malus et les ZFE compliquent la vie des moteurs thermiques classiques.
Les automobilistes mordront-ils à l’hameçon ? Le GPL a longtemps traîné une image de bricolage et un réseau de stations clairsemé, mais quand le plein revient deux fois moins cher et que l’autonomie dépasse les 1 400 km, le calcul mérite d’être posé.
Crédit photo : L’argus
