Mazda lance son SUV électrique CX-6e en France à 46 800 euros, mais sans le moindre bonus

Mazda CX-6e, SUV électrique gris, vue trois-quarts avant en ville

Mazda ouvre les commandes de son nouveau SUV électrique en France, le CX-6e, et l’affiche à 46 800 euros dans sa première finition. Le modèle arrive en concession ce mois de septembre. C’est le grand frère de la berline 6e, un cousin de carrosserie plus haut sur pattes, pensé pour aller chatouiller le Peugeot e-5008 et le Tesla Model Y sur le terrain du SUV familial électrique.

Sous le plancher, on trouve une batterie de 78 kWh en chimie LFP et un moteur unique de 258 chevaux placé à l’arrière, donc une vraie propulsion. L’autonomie annoncée grimpe à 484 km en cycle WLTP, une valeur honnête sans être renversante pour un engin de 4,85 mètres qui joue dans cette catégorie. La recharge rapide monte jusqu’à 200 kW en courant continu, de quoi passer de 10 à 80 % en 24 minutes environ, et le chargeur embarqué encaisse 11 kW pour la borne à domicile.

Là où Mazda a mis le paquet, c’est l’équipement. Dès la finition Takumi, qui ouvre pourtant la gamme, vous avez droit à un écran tactile géant de 26 pouces, une pompe à chaleur, des sièges avant chauffants et ventilés, un toit panoramique, un hayon motorisé, les caméras à 360 degrés et un système audio à 23 haut-parleurs. La finition supérieure Takumi Plus grimpe à 49 800 euros. Deux versions, point final, pas de casse-tête à la configuration.

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Sauf que voilà le hic, et il pèse lourd pour le portefeuille. Le CX-6e est fabriqué en Chine, comme la berline 6e avant lui. Du coup, il ne valide pas le score environnemental exigé par l’État français, et se retrouve privé du bonus écologique. Le Peugeot e-5008, lui, assemblé en Europe, y a droit. À prix affiché comparable, l’écart réel une fois les aides déduites peut vite se creuser de plusieurs milliers d’euros en défaveur du japonais.

Au final, on a un SUV plutôt bien fini, généreux en technologie, avec une signature visuelle qui ne ressemble à personne. Le vrai obstacle n’est pas la voiture, c’est l’addition une fois toutes les aides passées face à des rivaux européens subventionnés. Mazda vise d’ailleurs des volumes modestes en France, et on comprend un peu pourquoi. À ce tarif, sans le coup de pouce, il faudra vraiment tomber amoureux du style.

Crédit photo : Mazda