Le carburant coûte désormais 137 euros par mois aux Français, et la note a encore gonflé cette année

Rouler n’a jamais coûté aussi cher. Selon une étude relayée ce 9 septembre, un automobiliste français dépense en moyenne 137 euros de carburant par mois pour son véhicule sur le premier semestre 2026. Et ce n’est pas un chiffre figé : la facture a grimpé de 25 euros mensuels en six mois à peine.
Il suffit de regarder les panneaux à l’entrée des stations pour comprendre. Ce 9 septembre, le gazole s’affiche à 2,291 euros le litre en moyenne, le sans-plomb 95-E10 à 2,121 euros. Sur un an, le diesel a pris 41,6 %, l’essence 25,3 %. Rien que sur le dernier mois, on parle de +5,7 % pour le gazole et +7,7 % pour le SP95-E10. Pour rappel, en 2021, l’INSEE relevait un gazole à 1,43 euro et une essence à 1,55 euro. Le contraste est brutal.
Derrière ces centimes qui s’accumulent, il y a des budgets qui craquent. L’INSEE avait chiffré à 2,2 millions le nombre de ménages qui, en 2021, consacraient déjà plus d’un mois de revenus annuels au seul carburant. Avec les prix du printemps 2026, l’institut estime que ce seuil serait franchi par 4,7 millions de foyers, soit 22,4 % des ménages. Un sur cinq, donc, pour qui le plein est devenu une vraie ligne de tension.
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Sauf que le carburant n’est qu’une partie de l’addition. Tous frais confondus, la voiture individuelle revient aujourd’hui à quelque 416 à 435 euros par mois en moyenne, d’après les baromètres du secteur. Ramené à l’année, on tourne autour de 5 250 euros, environ 36 centimes du kilomètre. Le crédit pèse à lui seul 50 à 60 % de la charge mensuelle, et l’entretien n’aide pas : entre 2020 et 2025, il a bondi de 18 %, avec des pièces détachées en hausse de 25 %.
Passer à l’électrique ne règle pas tout non plus. La prime tous risques d’une voiture branchée grimpe en moyenne à 818 euros par an, soit 12 à 18 % de plus que pour une thermique. Le prix moyen d’une neuve, lui, dépasse désormais 38 500 euros, contre 27 000 il y a quatre ans.
Bref, entre le plein qui s’envole, le crédit qui s’étire et l’assurance qui suit le mouvement, la voiture reste un poste lourd. Et pour beaucoup de Français, difficile de s’en passer.
Crédit photo : Illustration générée par IA
