BYD prend la tête des hybrides rechargeables en France et vise les 200 concessions

Le constructeur chinois BYD vient de passer en tête du marché français de l’hybride rechargeable. En mai 2026, la marque a immatriculé 1 745 voitures sur ce segment, soit environ 22 % des ventes. De quoi reléguer derrière elle des marques bien plus installées dans l’Hexagone.
Petit rappel pour ceux qui s’y perdent dans les sigles : une hybride rechargeable, ou PHEV, combine un moteur essence et un moteur électrique alimenté par une batterie que l’on branche sur une prise. On roule en électrique sur les trajets courts, en essence sur les longs. BYD appelle sa technologie maison « DM-i » et l’associe à ses batteries Blade, sa signature depuis ses débuts.
Deux modèles ont fait le gros du travail le mois dernier. L’Atto 2 DM-i, un petit SUV, et le Sealion 5 DM-i, un SUV familial, ont pris les deux premières places des ventes d’hybrides rechargeables en France. Le reste de la gamme suit, avec le Seal U DM-i, ainsi que la berline Seal 6 DM-i et sa déclinaison break Touring.
Le rythme est impressionnant. Depuis janvier 2026, BYD a immatriculé 8 780 véhicules en France, toutes motorisations confondues. C’est 81 % de plus que sur la même période un an plus tôt. Sur le seul segment des hybrides rechargeables, la marque est passée de la neuvième à la deuxième place depuis le début de l’année. Tous types de voitures confondus, sa part de marché atteint désormais 2 % en France.
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Pour tenir ce cap, BYD muscle son réseau. La marque comptait une cinquantaine de points de vente en 2025, elle en revendique 90 début 2026, avec un objectif affiché de plus de 200 concessions d’ici la fin de l’année. Dix-sept ouvertures ont déjà eu lieu sur les quatre premiers mois.
L’autre nouveauté, c’est la production. BYD a lancé son usine européenne de Szeged, en Hongrie, où sortent désormais deux petits modèles : la Dolphin Surf, citadine électrique affichée à partir de 19 990 euros, et l’Atto 2, dès 35 990 euros. Assembler en Europe permet de raccourcir les délais et d’échapper en partie aux droits de douane qui frappent les voitures importées de Chine.
Reste à voir si cette poussée se confirme sur l’année. Mais pour un constructeur quasi inconnu en France il y a trois ans, la progression a de quoi inquiéter les marques établies.
Crédit photo : Alexander Migl (CC BY-SA 4.0)
