Subaru passe l’Outback à l’électrique, et il faudra compter au moins 52 990 euros

Subaru E-Outback électrique bleu, vue de profil

L’Outback, c’est ce break surélevé un peu à part que roulent surtout ceux qui vivent loin des grandes villes, à la campagne ou en montagne. Subaru vient d’en sortir une version 100 % électrique, la première de l’histoire du modèle, et elle arrive dans les concessions françaises cet été. Le ticket d’entrée : 52 990 euros en finition 4XPerience, 55 990 euros si vous voulez la 4XPerience+.

Sous le plancher, une batterie de 74,7 kWh alimente deux moteurs, un par essieu, pour une transmission intégrale permanente. C’est la marque de fabrique de Subaru depuis toujours, et là elle est électrique. La puissance grimpe jusqu’à 380 chevaux, de quoi expédier les deux tonnes de la bête de 0 à 100 km/h en 4,5 secondes. Franchement rapide pour un engin taillé pour les chemins.

Côté autonomie, Subaru annonce 523 km en cycle WLTP pour la version d’entrée, un peu moins pour l’autre finition. La recharge rapide monte à 150 kW, ce qui fait passer la batterie de 10 à 80 % en 28 minutes. Rien d’exceptionnel sur le papier face aux dernières coréennes, mais ça reste correct pour la vie de tous les jours.

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L’E-Outback accepte la charge à 22 kW en courant alternatif : encore faut-il avoir le bon câble sous la main.

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Là où l’Outback garde son ADN, c’est sur le terrain. Garde au sol de 211 mm, système X-MODE avec ses programmes neige, terre et boue, contrôle de descente en pente. Il mesure 4,82 mètres, offre un coffre de 633 litres et accepte 317 kg sur le toit. On sent la voiture pensée pour porter des vélos, un coffre de toit et de la boue dans les passages de roue, pas pour frimer devant un concept-store.

Reste le vrai souci vu de France : le prix. À 52 990 euros, l’E-Outback passe largement au-dessus du plafond du bonus écologique, vous n’aurez donc pas un centime d’aide. Et Subaru reste une marque de niche chez nous, avec un réseau bien plus léger que Renault ou Peugeot. Ajoutez que la voiture partage sa plateforme et sa planche de bord avec le Solterra, lui-même cousin du Toyota bZ4X, et on comprend que la vraie différence se joue sur le châssis et la transmission, pas sur la nouveauté.

Pour qui vit vraiment au bout d’un chemin et veut passer à l’électrique sans renoncer au 4 roues motrices, l’offre a du sens. Pour les autres, la facture pique.

Crédit photo : Subaru