La troisième vie de l’Ypsilon : Lancia ressuscite sa citadine avec une silhouette affirmée et une motorisation électrique

Lancia a dévoilé les premières images officielles de la nouvelle génération de l’Ypsilon. Une citadine très attendue, qui marque le retour de la marque italienne sur les marchés européens après plusieurs années d’absence quasi totale en dehors de l’Italie. Cette renaissance ne tombe pas par hasard : elle s’inscrit dans la stratégie de Stellantis pour faire revivre ses marques premium endormies, aux côtés d’Alfa Romeo et de Maserati. Et ce qu’on voit dans ce premier aperçu tranche clairement avec tout ce que Lancia a produit ces dernières décennies.
Le changement visuel est immédiat. La silhouette arrondie, presque en forme d’oeuf, qui caractérisait les générations précédentes, disparaît au profit d’une ligne plus tendue et plus structurée. La face avant intègre une signature lumineuse héritée du concept Pu+Ra HPE et retrouve le symbole en forme de calice, emblème historique de la marque turinoise, abandonné depuis de nombreuses années. Un retour aux sources symboliquement fort pour une marque qui cherche à reconstruire une identité cohérente.
Sous la carrosserie, la nouvelle Ypsilon repose sur la plateforme CMP2, partagée avec la Peugeot 208 et l’Opel Corsa. Ce choix industriel permet de proposer deux motorisations dans un budget maîtrisé. La version électrique dispose d’un moteur de 154 chevaux alimenté par une batterie de 54 kWh. Une version en hybridation légère sera également disponible pour ceux qui hésitent encore à passer au tout électrique. La voiture mesure 4,08 mètres de long pour 1,76 mètre de large et 1,44 mètre de haut, soit un gabarit sensiblement plus généreux que l’ancienne Ypsilon, qui dépassait à peine les 3,85 mètres dans sa dernière version.
La présentation officielle a eu lieu début 2024 à Milan. Un choix de lieu évidemment symbolique pour une marque fondée dans cette ville en 1906. Et justement, ce millésime revient dans la série inaugurale baptisée Edizione Cassina, proposée en 1906 exemplaires numérotés, pensée pour les collectionneurs et les primo-acheteurs de la marque qui souhaitent marquer l’événement.
Le positionnement commercial de cette nouvelle Ypsilon vise clairement le créneau premium. Lancia ne cherche pas à se bagarrer sur les prix avec une Dacia Spring ou une Citroën e-C3. La marque mise sur son héritage, son design soigné et l’argument de l’exclusivité italienne pour justifier un positionnement tarifaire supérieur à ses cousines de chez Stellantis. Les prix exacts pour le marché français restaient à confirmer au moment du lancement, mais le segment vise clairement des acheteurs prêts à dépenser davantage pour une citadine avec du caractère.
Ce retour de Lancia en France, en Espagne et en Allemagne s’inscrit dans un plan de renaissance orchestré par Stellantis. L’Ypsilon est la première pièce de ce puzzle, censée prouver qu’il existe encore un marché pour des citadines italiennes haut de gamme en Europe. Un pari ambitieux dans un segment où la concurrence électrique est déjà féroce entre la Peugeot e-208, la Renault Zoe et l’Opel Corsa Electric. Mais si la marque réussit à convaincre avec ce premier modèle, la suite du plan prévoit l’Aurelia et la Delta pour reconstituer une gamme complète d’ici la fin de la décennie.
Crédit photo : DR
Un modèle réduit de l’Ypsilon pour retrouver le charme de la citadine italienne en miniature.
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