Dacia Spring restylée : plus de chevaux, prix en baisse et un vrai duel avec la Citroën ë-C3

La Dacia Spring a toujours joué la carte du prix plancher pour démocratiser la voiture électrique. Sauf qu’elle traînait une réputation de citadine sous-motorisée, un peu juste pour s’insérer sur une voie rapide. Avec sa nouvelle mouture, Dacia tente de corriger le tir sans renier sa promesse de départ : rester l’électrique la moins chère du marché.
Premier changement, et pas des moindres : les motorisations gagnent en muscle. Les anciennes versions de 45 et 65 chevaux laissent place à des blocs de 70 et 100 chevaux. La différence se ressent surtout dans les reprises. Le 70 chevaux boucle le 80 à 120 km/h en 10,3 secondes, là où le 100 chevaux, réservé à la finition haute, ne demande que 6,9 secondes. Pour une Spring, c’est presque sportif.
La batterie évolue aussi. Dacia adopte une chimie LFP, c’est-à-dire lithium-fer-phosphate, une technologie réputée plus robuste et moins chère que les batteries classiques au nickel. L’autonomie s’échelonne de 225 à 305 km selon la version en cycle WLTP, la norme européenne de mesure. Quelques retouches aérodynamiques viennent aussi grappiller un peu de consommation.
Le vrai argument, c’est le tarif. La Spring démarre à 16 900 euros en finition Essential, passe à 18 900 euros en Expression et culmine à 19 900 euros en Extreme, la seule à recevoir le moteur de 100 chevaux. Le tout reste éligible au bonus écologique, ce qui peut encore faire fondre la facture pour les ménages modestes. Difficile de faire moins cher en neuf aujourd’hui.
Face à elle se dresse la Citroën ë-C3, qui a totalement rebattu les cartes du segment. La française démarre autour de 23 000 euros mais offre une finition, un confort de roulement et une autonomie d’environ 320 km qui jouent dans une catégorie au-dessus. Là où la Spring mise tout sur le prix le plus bas possible, la ë-C3 propose une voiture plus aboutie, plus rassurante sur autoroute, mais forcément plus chère.
La Leapmotor T03, électrique d’origine chinoise vendue elle aussi sous les 20 000 euros, vient compléter ce trio de citadines abordables. Autant dire que la Spring n’a plus le terrain pour elle toute seule.
Pour un acheteur français qui cherche une seconde voiture pour les trajets du quotidien, la question se résume vite. Si le budget commande et que les déplacements restent urbains et périurbains, la Spring revue garde un avantage imbattable sur le ticket d’entrée. Si l’on roule régulièrement sur voie rapide et que l’on veut un peu plus de prestance et de confort, la ë-C3 mérite son surcoût.
La Spring ne gagnera sans doute pas la bataille du raffinement. Mais en remontant en puissance tout en baissant ses prix, elle reste fidèle à ce qui a fait son succès, et c’est exactement le créneau où la concurrence a le plus de mal à la suivre.
Crédit photo : DR
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