MG lance ses IM5 et IM6, deux électriques premium à partir de 53 990 euros pour aller titiller Tesla et BMW

La berline MG IM5 bleue et le SUV MG IM6 gris, deux électriques premium

MG ne se contente plus des petites citadines pas chères. La marque, propriété du géant chinois SAIC, ouvre depuis le 6 juillet les commandes en France d’une toute nouvelle gamme baptisée IM, pour Intelligence in Motion. Deux modèles pour commencer, et ils visent bien plus haut que d’habitude.

D’un côté la berline IM5, longue de 4,93 m. De l’autre le SUV IM6, à peine plus court avec ses 4,90 m. Les deux partagent la même base technique, et c’est là que ça devient intéressant. Une architecture 800 volts, encore rare à ce niveau de prix, associée à une batterie de 100 kWh. Ça veut dire des recharges très rapides : MG annonce un 10 à 80 % en 17 minutes sur une borne assez costaude, de quoi reprendre la route le temps d’un café.

Côté tarifs, l’IM5 démarre à 53 990 euros dans sa version propulsion de 408 chevaux, celle qui va le plus loin avec 710 km d’autonomie WLTP. Si vous voulez les 752 chevaux et les quatre roues motrices, il faut passer à 59 990 euros, mais l’autonomie retombe alors à 575 km. Le SUV IM6 commence lui à 56 990 euros pour 625 km, et grimpe jusqu’à 62 990 euros en version Performance.

On est donc très loin des MG4 et autres ZS vendues à moins de 30 000 euros. Ici, MG s’attaque frontalement à la Tesla Model 3, au Model Y et aux BMW i4 et iX3, sur un terrain où personne ne l’attendait vraiment.

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Pour brancher une électrique à la maison ou en voirie, il faut son propre câble Type 2. Celui-ci fait le job :

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Pour justifier l’addition, l’équipement joue les gros bras. Roues arrière directrices qui braquent jusqu’à 6 degrés pour se faufiler en ville, suspension pneumatique sur le SUV, immense écran de 26,3 pouces qui barre la planche de bord, et quasiment aucun bouton physique. Un parti pris qui ne plaira pas à tout le monde, on le sait.

Il y a quand même un point qui fâche. Fabriquées en Chine, ces IM n’ouvrent droit à aucun bonus écologique, et à ce tarif elles n’y auraient de toute façon pas eu accès. Le malus au poids, par contre, risque de piquer sur des engins qui frôlent les deux tonnes.

MG tente donc un vrai grand écart. Passer du statut de marque low-cost à celui de constructeur premium en quelques mois, c’est gonflé. Les premières livraisons diront si les acheteurs français suivent.

Crédit photo : MG / L’argus