Malus au poids : à partir du 1er juillet, certaines voitures électriques vont payer

Un SUV électrique sur une balance, illustration du malus au poids appliqué dès juillet 2026

Jusqu’ici, rouler en électrique vous mettait à l’abri du malus au poids. Ce ne sera plus tout à fait vrai à partir du 1er juillet 2026. Une partie des modèles zéro émission, les plus lourds et les moins vertueux sur le plan industriel, entreront dans le barème.

Petit rappel pour ceux que la fiscalité auto perd en route. Le malus au poids, ou taxe sur la masse en ordre de marche, s’ajoute au malus CO2 classique à l’achat d’un véhicule neuf. Il vise les voitures jugées trop lourdes. En 2026, le seuil de déclenchement a déjà été abaissé de 1 600 à 1 500 kg.

Le barème grimpe par paliers. Comptez 10 euros par kilo entre 1 500 et 1 699 kg, puis 15, 20, 25 euros par kilo selon les tranches, jusqu’à 30 euros par kilo au-delà de 2 000 kg. Sur un gros SUV thermique, l’addition se chiffre vite en milliers d’euros.

Les voitures électriques, elles, étaient totalement exonérées. C’est ce statut privilégié qui s’effrite. À partir du 1er juillet, les modèles dont le bilan carbone n’est pas reconnu, en clair ceux qui n’obtiennent pas l’éco-score validé par l’administration française, basculeront dans le dispositif.

Tout n’est pas perdu pour les acheteurs d’électrique. Le législateur a prévu un abattement de 600 kg sur la masse retenue. Concrètement, le malus ne s’appliquera qu’aux véhicules dépassant 2 100 kg sur la balance. On parle donc surtout des grands SUV et des berlines premium, souvent produits loin de l’Europe.

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La cible est assez claire. Beaucoup de modèles électriques importés d’Asie, lourds par leurs grosses batteries et dépourvus d’éco-score, vont se retrouver concernés. Les citadines et compactes électriques fabriquées en Europe, plus légères, devraient passer entre les gouttes.

Cette évolution s’inscrit dans un durcissement plus large. Le malus CO2 lui aussi se renforce, avec un déclenchement abaissé à 108 g/km de CO2 au lieu de 113, et un plafond porté à 80 000 euros pour les véhicules les plus polluants.

En face, le bonus écologique reste là pour adoucir la facture sur l’électrique. Il peut atteindre 5 700 euros pour les ménages les plus modestes, avec une surprime quand la batterie est produite en Europe.

Le message de l’État est cohérent. On continue d’encourager l’électrique léger et fabriqué près de chez nous, et on commence à taxer l’électrique lourd venu de loin. Pour les automobilistes tentés par un grand SUV branché, mieux vaut vérifier la masse et l’éco-score avant de signer.

Crédit photo : Illustration générée par IA