Hyundai lance l’Ioniq 3, une compacte électrique sous les 30 000 euros pour chatouiller la Renault 5

Hyundai revient se battre en France sur le terrain des citadines électriques, et la marque y débarque avec l’argument qui fait mouche en ce moment : le prix. L’Ioniq 3, présentée au Mondial de l’Auto de Paris qui se tient du 12 au 18 octobre, démarre à 29 995 euros. Sous la barre des 30 000, donc, pile dans la zone où se bagarrent la Renault 5, la Citroën ë-C3 et toute la bande des petites électriques accessibles.
À 4,15 mètres de long, l’Ioniq 3 se classe dans la catégorie des compactes, un cran au-dessus d’une pure citadine. Hyundai propose deux batteries. La première, de 42,2 kWh, annonce 344 km d’autonomie en cycle WLTP, ce protocole d’homologation censé refléter un usage mixte entre ville et route. La seconde, de 61 kWh, grimpe à 497 km et passe la barre symbolique des 300 km réels sans trop forcer. Comptez 33 995 euros pour cette version à grande autonomie.
Côté moteur, la petite batterie s’accompagne d’un bloc de 147 chevaux, la grande d’un 135 chevaux. Rien de sportif là-dedans, mais de quoi avaler le quotidien sans râler, avec un 0 à 100 km/h expédié en moins de dix secondes dans les deux cas. La recharge rapide fait récupérer 10 à 80 % en 29 minutes sur une borne puissante, et la charge embarquée monte à 11 kW de série, 22 kW en option pour ceux qui ont une installation qui suit.
Pour recharger une électrique comme l’Ioniq 3 à domicile ou sur une borne publique, un bon câble Type 2 reste indispensable :
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Reste un détail qui a son importance pour le bonus écologique : l’Ioniq 3 est fabriquée en Turquie, où la production a démarré en août. Un point à surveiller selon les critères d’éligibilité du moment, même si le prix d’appel reste agressif. Les commandes sont ouvertes depuis début septembre et la voiture est déjà commercialisée.
Hyundai n’avait plus mis les pieds au salon parisien depuis huit ans. Pour son retour, le coréen ne vient pas jouer les premiers rôles avec une supercar, mais avec une proposition pragmatique qui vise le portefeuille du plus grand nombre. Et sur ce segment où chaque millier d’euros compte, une compacte de près de 500 km d’autonomie sous les 34 000 euros, ça se regarde sérieusement. Les concurrentes françaises ont du souci à se faire.
Crédit photo : Hyundai
