Le Renault Rafale joue la carte du SUV coupé chic et hybride

Le Renault Rafale joue la carte du SUV coupé chic et hybride

Renault s’attaque à un segment où la marque au losange n’avait plus grand-chose à proposer depuis des années : le grand SUV coupé, ce genre de véhicule familial à la ligne fuyante qui se prend un peu pour un coupé. Le Rafale reprend ce nom emprunté à un avion de course des années 1930 (et non au chasseur de l’armée, Renault y tient) pour incarner le haut de gamme de la maison.

Sous le capot, pas de diesel ni d’essence pure, mais uniquement de l’hybride. La version d’entrée s’appelle E-Tech full hybrid 200, full hybrid voulant dire hybride non rechargeable : la voiture recharge seule sa petite batterie en roulant et en freinant, sans jamais la brancher. Elle associe un trois cylindres essence 1.2 turbo de 130 chevaux à deux moteurs électriques, pour une puissance cumulée de 200 chevaux. De quoi rouler souvent en électrique en ville sans y penser.

Au-dessus, le Rafale passe au PHEV, c’est-à-dire l’hybride rechargeable que l’on branche sur une prise pour gagner de l’autonomie 100 % électrique. Cette version E-Tech 4×4 300 grimpe à 300 chevaux et ajoute un moteur électrique sur l’essieu arrière, ce qui transforme le Rafale en quatre roues motrices. Renault annonce jusqu’à 105 kilomètres en tout électrique et environ 1 100 kilomètres d’autonomie totale, batterie et réservoir confondus, de quoi avaler un long trajet sans stresser.

Côté tarifs en France, le ticket d’entrée du full hybrid 200 démarre autour de 46 750 euros. La version 4×4 300 rechargeable, elle, vise plus haut : comptez environ 54 500 euros pour la finition Esprit Alpine et près de 59 000 euros pour l’Atelier Alpine, la plus cossue, qui pioche dans le savoir-faire châssis de la marque sportive maison.

Sur la route, ce grand gabarit de près de 4,71 mètres mise davantage sur le confort et le silence que sur la sportivité pure. La transmission hybride se montre douce, le mode électrique suffit en ville, et l’habitacle joue la carte technologique avec un grand écran vertical et une planche de bord soignée. Le toit panoramique opacifiant, qui s’assombrit d’une simple commande sans store, fait partie des arguments mis en avant.

Reste que tout n’est pas parfait. Le coffre paie le prix de la ligne coupé, avec une ouverture moins pratique qu’un SUV classique, et la facture grimpe vite dès qu’on coche quelques options. À ce niveau de prix, le Rafale se frotte à des références allemandes solidement installées, et il devra convaincre que le losange a sa place dans le premium.

L’intérêt pour un acheteur français, c’est surtout de retrouver une grande Renault assumée, fabriquée pour viser le haut du catalogue, avec une mécanique hybride bien adaptée à nos trajets mixtes ville-autoroute. Pour ceux qui font beaucoup de petits trajets quotidiens et peuvent recharger à domicile, la version rechargeable a du sens. Pour les autres, le full hybrid 200, moins cher et sans contrainte de prise, reste le choix le plus rationnel.

Crédit photo : DR

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