Dacia a profité du Mondial de l'Auto de Paris pour sortir le Striker, un break surélevé qui devient tout simplement le plus long véhicule jamais produit par la marque. Avec ses 4,62 mètres, il dépasse le Bigster de 5 centimètres et le Jogger de presque 8. Autant dire que le roumain ne joue plus du tout dans la cour des petites citadines.
Le positionnement est un peu bâtard, et c'est voulu. Ni vraiment SUV, ni vraiment familiale classique, le Striker mélange la silhouette basse d'un break, la garde au sol relevée d'un baroudeur et un hayon de berline. Dacia vise clairement le créneau des grands breaks généralistes, celui où trône la Skoda Octavia Combi, mais à un tarif que personne ne propose aujourd'hui.
Parce que c'est bien le prix qui va faire parler. L'entrée de gamme est annoncée à 23 490 euros, sous la barre symbolique des 25 000. Pour une voiture de cette taille, en 2026, ça fait figure d'anomalie sur le marché français, où le moindre break un peu spacieux flirte vite avec les 35 000 euros.
Côté mécanique, Dacia garde sa recette et évite soigneusement le tout-électrique. Trois motorisations électrifiées sont au programme. On trouve une 1.2 micro-hybride essence de 140 chevaux en boîte manuelle, une version full hybride de 155 chevaux à boîte automatique, et une déclinaison 4×4 de 150 chevaux pensée pour ceux qui s'aventurent hors des routes goudronnées. Le GPL, dont Dacia est le champion en France, est aussi de la partie pour faire baisser le budget carburant.
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La micro-hybridation, pour être clair, c'est un petit moteur électrique qui assiste le thermique sans jamais rouler seul. Rien à voir avec une vraie hybride qui coupe l'essence en ville, mais ça suffit à grappiller quelques dixièmes de litre aux cent.
Quatre finitions seront proposées au lancement. Les commandes s'ouvrent dans la foulée du salon, pour des premières livraisons attendues avant la toute fin de l'année, avec une production assurée à Bursa, en Turquie.
Il y a quand même une vraie question : avec une telle longueur et un prix aussi agressif, le Striker risque de cannibaliser le Jogger autant que de piquer des clients à la concurrence. Dacia parie que l'espace à bord et le tarif feront oublier ce petit chevauchement maison. Au vu de ce que la marque écoule chaque année en France, le pari a toutes les chances de passer.
Crédit photo : Dacia




