Peugeot ressuscite le badge GTi avec une e-208 électrique de 280 ch, à partir de 42 900 euros

Le sigle GTi n’avait plus servi chez Peugeot depuis plus de dix ans. La marque vient de le réactiver au Mans, le 12 juin, en pleine 94e édition des 24 Heures, avec un timing soigné : la 205 GTi des années 1980 reste la référence sentimentale des amateurs de la marque.
Sauf que cette nouvelle e-208 GTi est 100 % électrique. Voilà qui va faire grincer quelques dents chez les nostalgiques, mais Peugeot assume.
Sous le capot, un moteur baptisé M4+, issu de la coentreprise entre Stellantis et Nidec. Il développe 280 ch et 345 Nm de couple, le tout envoyé sur les seules roues avant. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,5 secondes, et la vitesse maximale est bridée à 180 km/h.
Pour encaisser cette puissance, Peugeot n’a pas fait semblant. Les voies sont élargies de 5,6 cm à l’avant et 2,8 cm à l’arrière, la garde au sol descend de 2,5 cm, et un différentiel à glissement limité est intégré au réducteur pour mieux faire passer les chevaux au sol. Le freinage suit avec des disques de 355 mm à l’avant pincés par des étriers à quatre pistons, le tout chaussé de Michelin Pilot Sport 4S en 18 pouces.
Pour recharger une e-208 GTi à domicile ou sur borne publique, un bon câble Type 2 reste indispensable :
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Côté énergie, la batterie affiche 51 kWh nets, fournie par CATL. L’autonomie WLTP est annoncée à 375 km, mais le configurateur retient plutôt 353 km, et il faut tabler sur environ 300 km en usage réel. La recharge rapide de 20 à 80 % réclame 27 minutes sur une borne à 100 kW.
Le tarif, justement. La e-208 GTi démarre à 42 900 euros, en finition unique. Avec la prime au rétrofit énergétique de 3 600 euros, la facture peut tomber à 39 300 euros pour les ménages éligibles. À ce niveau de prix, elle se frotte à l’Alpine A290 et à la Lancia Ypsilon HF, qu’elle dépasse en puissance.
Les carnets de commandes sont déjà ouverts. Les premiers essais sont attendus en septembre 2026, période à laquelle la production démarrera, en quantités annoncées comme limitées.
Reste la vraie question : une GTi sans bruit de moteur, sans boîte manuelle et avec 1 610 kg sur la balance, est-ce encore une GTi ? Peugeot parie que oui. Les puristes trancheront en septembre, volant en main.
Crédit photo : L’argus
