Liste des prochaines Renault Made in France jusqu’en 2025

Pendant des années, on a entendu que l’automobile française fabriquait de moins en moins sur son sol, délocalisant vers l’Espagne, la Turquie ou le Maroc pour des questions de coûts. Renault a voulu casser cette image en prenant un engagement fort : produire toute une vague de nouveaux modèles directement en France, l’essentiel en électrique, à l’horizon 2025. Une promesse industrielle qui méritait qu’on s’y arrête.
Le cœur du dispositif se situe dans les Hauts-de-France, autour du pôle baptisé ElectriCity, qui regroupe les sites de Douai, Maubeuge et Ruitz. C’est là que se joue la renaissance industrielle de la marque au losange, avec un pari assumé sur la voiture à batterie. Douai, longtemps menacée, est devenue le symbole de ce rebond.
Au programme, plusieurs stars annoncées. La Renault 5 électrique, qui ressuscite un nom mythique dans une carrosserie résolument moderne, occupe le haut de l’affiche. À ses côtés, la Renault 4 électrique fait elle aussi son grand retour, déclinée en version utilitaire estafette pour les pros. Ces deux modèles incarnent à eux seuls la stratégie nostalgie-modernité du constructeur.
La gamme ne s’arrête pas là. La nouvelle Mégane électrique, un SUV compact inédit, ainsi qu’un SUV signé Alpine et une Alpine 5 électrique complètent ce tableau. Renault profite de l’occasion pour muscler sa marque sportive, qui passe elle aussi à l’électrique sans renier son ADN dynamique. De quoi donner une cohérence à l’ensemble.
Côté utilitaires, le constructeur n’a pas oublié les professionnels. Le Kangoo électrique et sa version Grand Kangoo restent fabriqués à Maubeuge, tandis que le Trafic électrique et le Master électrique viennent compléter l’offre. Sandouville, en Normandie, bascule d’ailleurs progressivement vers l’électrification avec la version zéro émission du Trafic. Un signe que l’effort industriel ne se limite pas à un seul bassin d’emploi.
Au total, c’est une petite dizaine de nouveaux véhicules qui devaient sortir des chaînes françaises, dans le cadre d’un accord social pluriannuel signé avec les syndicats. L’enjeu n’était pas seulement commercial, il était aussi social : sécuriser des milliers d’emplois sur des sites historiques, à un moment où l’industrie automobile traversait une mutation profonde.
Avec le recul, on peut dire que le pari a tenu ses promesses. L’usine de Douai, transformée en gigafactory de l’électrique, a vu défiler les R5, Mégane et Scénic électriques. La preuve la plus parlante reste sans doute ce cap des 100 000 Renault 5 électriques produites en seulement quinze mois, un démarrage que peu d’observateurs osaient anticiper.
Pour le consommateur français, ce mouvement change la donne. Acheter une Renault électrique, c’est désormais soutenir une production locale, avec tout ce que cela implique en termes d’emploi et d’empreinte carbone réduite sur le transport. Dans un marché où l’électrique chinois pousse fort, ce label made in France n’a rien d’un détail. C’est même devenu un argument de vente à part entière.
Illustration generee par IA
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