Flashé à 109 km/h le jour de sa retraite, ce commissaire échappe à la sanction

L’histoire ressemble à un mauvais film, mais elle est bien réelle. Un commissaire de police belge, en poste à Gand, a été flashé à 109 km/h dans une zone limitée à 50 le jour même de sa fête de départ à la retraite.
Le dépassement n’a rien d’anodin. Rouler à plus du double de la vitesse autorisée en agglomération constitue une infraction lourde, généralement sanctionnée sans état d’âme par les tribunaux.
L’intéressé n’a d’ailleurs pas cherché à minimiser les faits. Il a reconnu l’excès de vitesse, tout en rappelant un parcours sans tache durant toute sa carrière.
Son argument tenait en quelques mots. Selon lui, il n’avait jamais bu au volant ni été flashé auparavant, après des décennies passées au service de la police.
L’affaire aurait pu se solder par une lourde amende et un retrait de permis prolongé. C’est généralement ce qui attend un automobiliste lambda dans une situation comparable.
Mais le juge a choisi la clémence. Il a estimé qu’il s’agissait d’un regrettable incident, un dérapage isolé dans un parcours autrement irréprochable.
La sanction a donc été allégée. Le magistrat a considéré qu’une suspension de permis de deux semaines suffisait amplement à marquer le coup.
Plusieurs éléments ont pesé en faveur de l’ancien commissaire. Sa bonne réputation, son casier vierge et son absence d’antécédents ont visiblement compté dans la décision.
Au final, il a pu récupérer son permis de conduire sans trop de dégâts. Une issue clémente qui tranche avec le sort réservé à bien des conducteurs pris en flagrant délit de grand excès.
Forcément, ce traitement de faveur supposé fait grincer quelques dents. Beaucoup y voient une justice à deux vitesses, plus indulgente envers ceux qui ont porté l’uniforme.
D’autres soulignent au contraire la cohérence de la décision. Un casier vierge et un comportement exemplaire sur des décennies constituent des circonstances atténuantes valables pour n’importe qui.
Vu de France, le cas interpelle forcément. Chez nous, un excès de plus de 50 km/h au-dessus de la limite expose à une amende salée, un retrait de plusieurs points et une suspension qui peut s’étaler sur plusieurs mois.
La législation française laisse d’ailleurs moins de marge au juge sur ce type d’infraction. Le grand excès de vitesse y est considéré comme un délit dès qu’on atteint certains seuils de récidive.
Reste une morale un brin ironique. Après une vie entière passée à faire respecter la loi, ce commissaire l’aura enfreinte de façon spectaculaire le jour précis où il rendait son badge.
Crédit photo : DR
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