Il perd sa Ferrari le soir de son anniversaire pour un excès de vitesse

Il perd sa Ferrari le soir de son anniversaire pour un excès de vitesse

La soirée s’annonçait inoubliable. Elle l’a été, mais pas du tout dans le sens espéré. Un jeune conducteur canadien s’est fait confisquer sa Ferrari alors qu’il roulait vers sa propre fête d’anniversaire. Le motif : un excès de vitesse qui ne pardonne pas dans la région de York, en Ontario.

L’histoire se déroule au volant d’une Ferrari 458 Spider, une supercar qui n’a rien d’une voiture passe-partout. Flashé à plus de 40 km/h au-dessus de la limite, sur une route plafonnée à 80, le conducteur a tenté la carte de la circonstance atténuante. Je vais à ma fête d’anniversaire, a-t-il lancé au policier, en espérant sans doute attendrir l’agent. Peine perdue. Les forces de l’ordre l’ont traité comme n’importe quel autre automobiliste pris en faute, sans le moindre passe-droit pour le bolide italien.

Au Canada, ce genre d’excès ne se solde pas par une simple amende glissée sous l’essuie-glace. La loi ontarienne sur la circulation considère qu’un dépassement de 40 km/h ou plus, sur une route limitée à moins de 80 km/h, relève de la conduite dangereuse, ce qu’on appelle là-bas le stunt driving. Et les sanctions sont salées. L’amende minimale grimpe à 2 000 dollars, peut atteindre 10 000 dollars, et la loi prévoit même jusqu’à six mois de prison dans les cas les plus graves. Sans oublier la confiscation immédiate du véhicule, appliquée sur-le-champ.

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C’est précisément ce qui est arrivé. La Ferrari a été saisie sur place, laissant son propriétaire planté au bord de la route. Comble de la situation, le jeune homme a dû appeler ses parents pour finir le trajet et rejoindre, penaud, sa fête d’anniversaire. Difficile d’imaginer entrée plus humiliante pour quelqu’un qui comptait sans doute briller au volant de sa supercar.

L’anecdote a de quoi faire sourire, mais elle rappelle une réalité que beaucoup de conducteurs de voitures puissantes oublient. Posséder une Ferrari ne donne aucun droit particulier sur la route, surtout dans un pays où la tolérance envers les grands excès de vitesse est quasi nulle. Le Canada, et l’Ontario en particulier, ne plaisante pas avec la sécurité routière. Les radars y sont nombreux et les sanctions appliquées sans état d’âme, peu importe le prix ou le prestige de la voiture concernée.

Au fond, ce conducteur a payé sa fougue au prix fort. Une voiture confisquée, une amende qui s’annonce lourde, et un anniversaire gâché par sa propre imprudence. Le constat est cruel mais limpide : un moteur de plus de 500 chevaux ne sert à rien si l’on n’a pas la tête froide pour l’accompagner. Reste à savoir s’il récupérera un jour sa Ferrari, et surtout s’il aura retenu quelque chose de cette soirée qui devait être la plus belle de l’année.