Peugeot ressuscite la 208 GTi, et cette fois elle roule à l’électricité

Deux Peugeot e-208 GTi 2026, bleue et blanche, présentées sous le logo 208 GTi

Le sigle GTi n’avait plus habillé une Peugeot depuis des années. Il revient, mais sur une voiture qui tourne le dos à tout ce qui a fait sa légende : plus d’essence, plus de boîte manuelle, plus de grondement de moteur. La nouvelle e-208 GTi est 100 % électrique, et ses commandes viennent d’ouvrir en France à partir de 42 900 euros.

Sous le capot, un seul moteur, le bloc M4+ développé avec Nidec, qui envoie 280 chevaux et 345 Nm sur les roues avant. De quoi expédier le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes, avec une pointe bridée à 180 km/h. Pour une citadine qui pèse quand même 1 610 kg batterie comprise, c’est du sérieux.

Peugeot Sport a d’ailleurs bien plus travaillé le châssis que la simple fiche moteur. Les voies s’élargissent de 5,6 cm à l’avant et 2,8 cm à l’arrière, la garde au sol descend de 2,5 cm, et le freinage passe à des disques de 355 mm pincés par des étriers à quatre pistons. Des Michelin Pilot Sport 4S en 18 pouces chaussent l’ensemble de série. Une vraie sportive, donc, pas juste un autocollant collé sur une 208 ordinaire.

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Le hic, c’est l’autonomie. La batterie de 54 kWh, dont 51 réellement utiles, annonce 375 km en cycle WLTP avec certains pneus, un peu plus de 350 avec les Michelin d’origine. Sur route, tablez plutôt sur 300 km, et nettement moins si vous exploitez les 280 chevaux. La recharge rapide grimpe à 100 kW, soit une vingtaine de minutes pour passer de 20 à 80 %.

Et puis il y a le prix. À 42 900 euros, la e-208 GTi passe au-dessus du seuil du bonus écologique, mais peut récupérer environ 3 600 euros de prime CEE selon les profils. Elle se retrouve pile en face de la Lancia Ypsilon HF à 42 400 euros, sa cousine Stellantis, et de l’Alpine A290 venue du camp Renault, sans oublier la petite Abarth 600e.

On peut trouver ça dommage de voir un mythe des années 80 revenir sans le bruit qui allait avec. Mais pour qui cherche une citadine vive, bien née et assemblée dans la mouvance française, la proposition tient la route. Les premières livraisons suivront la fin des essais, à partir de l’automne, en quantités visiblement limitées.

Crédit photo : Peugeot