Les radars à intelligence artificielle arrivent, et un seul flash peut coûter 405 euros et 8 points

Radar automatique fixe installé au bord d'une route de campagne en France

Le radar qui ne mesurait que votre vitesse appartient bientôt au passé. La France déploie à partir de 2026 une nouvelle génération d’appareils dopés à l’intelligence artificielle, capables de repérer trois infractions supplémentaires pendant qu’ils vous photographient : le téléphone tenu en main, la ceinture non bouclée et la distance de sécurité trop courte avec la voiture de devant.

Le principe reste le même qu’avant. Une caméra haute résolution, un éclairage infrarouge, sauf que derrière, un logiciel analyse désormais l’image en temps réel. Il regarde la posture du conducteur, la position des mains, la présence d’un objet ressemblant à un smartphone près de l’oreille. Pour la distance, l’appareil mesure le temps qui vous sépare du véhicule précédent et le compare au seuil des deux secondes. Fini le flash unique sur la vitesse, donc.

Et c’est là que l’addition peut grimper vite. Chaque infraction détectée coûte 135 euros et trois points de permis. Prises séparément, rien de nouveau. Mais ces nouveaux radars savent verbaliser plusieurs choses d’un coup. Un conducteur qui roulerait trop vite, téléphone à la main et sans ceinture pourrait donc encaisser jusqu’à 405 euros d’amende et perdre huit points sur son permis en un seul passage. Autant dire qu’avec un capital de douze points, la marge devient très mince.

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Puisque les nouveaux radars traquent le téléphone en main, autant le garder calé sur le tableau de bord :

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Côté calendrier, le gouvernement a prévu 46 millions d’euros pour moderniser et étoffer le parc. La France compte aujourd’hui environ 4 000 radars, l’objectif tourne autour de 4 160 appareils, avec un déploiement étalé jusqu’en 2030. Les priorités iront d’abord aux zones 30, aux abords des écoles et aux carrefours les plus accidentogènes, là où les nouveaux dispositifs réduisent le plus vite le nombre de blessés.

Une nuance quand même, et elle a son importance. Aucune date précise d’activation n’a encore été fixée, parce que ces machines doivent passer par une phase d’homologation avant d’être autorisées à verbaliser. Les radars fixes resteront par ailleurs signalés en amont, avec les marges techniques habituelles, 5 km/h en dessous de 100 km/h puis 5 % au-delà.

La tolérance ne change donc pas, mais la surveillance, elle, devient beaucoup plus large. Un radar ne regardera plus seulement votre compteur. Il regardera ce que vous faites de vos mains.

Crédit photo : Tabl-trai (CC BY-SA 4.0)