La Hyundai Ioniq 6 revient en France, mais seulement dans sa version sportive de 650 chevaux à 79 000 euros

Hyundai Ioniq 6 N bleue Performance Blue en mouvement, vue avant trois quarts

Voilà une berline électrique qu’on croyait rayée du paysage français. La Hyundai Ioniq 6 avait discrètement quitté notre catalogue en 2025, au moment de son restylage, faute d’acheteurs. Moins de 1 600 exemplaires écoulés en quatre ans, ça ne fait pas une carrière. Sauf que voilà, Hyundai la remet en vente chez nous, et le constructeur coréen a choisi de ne garder qu’une seule déclinaison : la version N, la plus musclée de toutes.

Le prix annonce d’emblée la couleur. Comptez 79 000 euros, un tarif qui la place très loin de la berline familiale sage qu’elle voulait incarner à ses débuts. Ici, on parle d’une vraie sportive électrique, pensée pour aller titiller des coupés thermiques bien plus chers.

Sous le plancher, une batterie de 84 kWh alimente deux moteurs, un par essieu, pour une transmission intégrale. La puissance grimpe à 609 chevaux en temps normal, et jusqu’à 650 chevaux quand vous appuyez sur le N Grin Boost, une surpuissance débloquée dix secondes durant. Le couple suit la même logique, 740 Nm en usage courant, 770 Nm en pointe. Résultat, un 0 à 100 km/h expédié en 3,3 secondes et une vitesse maxi de 257 km/h. On est très loin du ronron habituel des berlines à prise.

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Pour brancher une électrique comme l’Ioniq 6 N sur une borne, un bon câble Type 2 reste l’accessoire de base :

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Le hic, il est là où on l’attend sur ce genre d’auto. L’autonomie WLTP plafonne à 487 kilomètres, ce qui reste correct mais pas exceptionnel pour une voiture de ce gabarit, longue de 4,94 mètres et lourde de 2 241 kg. La recharge rattrape un peu le tir, avec une compatibilité jusqu’à 350 kW en courant continu, de quoi refaire le plein d’électrons rapidement sur une borne puissante.

Côté équipement, Hyundai n’a pas fait dans la demi-mesure pour justifier la note. Pompe à chaleur, double écran de 12,3 pouces, audio Bose, sièges baquets, volant chauffant, caméras à 360 degrés, toit vitré, jantes 20 pouces et sellerie mêlant cuir et Alcantara. Tout est de série, puisqu’il n’y a de toute façon qu’une seule finition.

Reste une question un brin cynique. En rappelant l’Ioniq 6 uniquement dans sa robe la plus radicale et la plus chère, Hyundai vise clairement les passionnés plutôt que le grand public. La berline familiale abordable, elle, ne repassera pas la frontière de sitôt.

Crédit photo : Hyundai