Malus écologique 2026 : le barème se durcit encore et touche désormais près de trois voitures neuves sur quatre

Acheter une voiture neuve en France coûte de plus en plus cher, et pas seulement à cause du prix affiché. Le malus écologique 2026 a encore serré la vis, sur deux fronts à la fois.
Premier volet, le malus au CO2. Le seuil de déclenchement descend à 108 grammes de CO2 par kilomètre, contre 113 grammes l’an dernier. Autrement dit, une voiture qui passait tout juste entre les gouttes en 2025 se retrouve taxée cette année. Dès 108 grammes, vous payez 50 euros. À 140 grammes, la note grimpe à 2 205 euros, et à 156 grammes on atteint déjà 6 126 euros. Le plafond, lui, a bondi à 80 000 euros pour les modèles qui crachent 192 grammes ou plus, soit 10 000 euros de plus qu’en 2025.
Deuxième volet, le malus au poids, celui qu’on oublie souvent. Il s’enclenche désormais dès 1 500 kilos, alors que la barre était à 1 600 kilos. Et le barème est progressif : 10 euros par kilo entre 1 500 et 1 699 kilos, puis 15, 20, 25 euros à mesure que la balance grimpe, jusqu’à 30 euros le kilo au-delà de deux tonnes. Sur un gros SUV thermique, l’addition se compte vite en milliers d’euros.
Le piège, c’est que les deux malus se cumulent. Un modèle lourd et gourmand encaisse la double peine. Un plafond global limite encore la casse en 2026, mais ce verrou doit sauter en 2028, et la facture pourra alors dépasser les 100 000 euros sur les modèles les plus extrêmes.
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Résultat, d’après le cabinet Dataneo, environ 72 % des véhicules neufs vendus en France sont désormais concernés par cette fiscalité. On n’est plus sur une taxe réservée aux grosses cylindrées, mais sur un impôt qui rattrape des familiales très banales.
Quelques échappatoires demeurent. Les voitures électriques et à hydrogène restent totalement exonérées, ce qui reste le principal levier de l’État pour pousser au changement. Les familles nombreuses, à partir de trois enfants, bénéficient d’un abattement sur les deux malus.
Et ce n’est pas fini. Le gouvernement prévoit déjà d’abaisser encore le seuil en 2027. La tendance est claire : rouler thermique et lourd va continuer de coûter de plus en plus cher à l’achat.
Crédit photo : Illustration générée par IA
