Carburants : après la flambée du printemps, l’essence commence à redescendre vers 1,80 euro le litre

Le plein revient enfin moins cher. Après plusieurs mois passés au-dessus des 2 euros le litre, les prix à la pompe amorcent une décrue en cette fin juin 2026.
Selon les relevés de la semaine du 22 juin, le sans-plomb 95-E10 s’affiche autour de 1,89 euro le litre et le gazole à 1,88 euro. Des niveaux encore élevés, qui placent la France parmi les pays les plus chers d’Europe, mais nettement sous les sommets atteints au printemps.
Pour comprendre cette accalmie, il faut revenir à la cause de la hausse. Depuis fin février 2026, le détroit d’Ormuz est resté quasiment bloqué. Ce passage stratégique laisse transiter environ 20 % du pétrole consommé dans le monde. Sa paralysie a fait flamber le baril, et les essences comme le diesel ont franchi la barre des 2 euros, du jamais vu depuis longtemps.
La situation se détend grâce à un accord entre les États-Unis et l’Iran, qui permet une réouverture progressive du détroit. Résultat, le baril de Brent, la référence européenne, est retombé autour de 80 dollars, contre plus de 100 dollars en mai.
Cette baisse met du temps à arriver dans les stations. En cause, le mécanisme des cuves : les distributeurs vendent encore le carburant acheté cher il y a quelques semaines. La vraie bascule est attendue à la mi-juillet, lors du renouvellement complet des stocks.
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La grande distribution promet déjà des efforts. Michel-Édouard Leclerc a annoncé viser 1,80 euro le litre d’essence d’ici une quinzaine de jours, soit 15 à 20 centimes de moins que les pics du printemps. Plusieurs enseignes ont commencé à rogner 2 à 5 centimes.
Le gouvernement met la pression. La ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, a demandé aux distributeurs de répercuter les baisses aussi vite qu’ils avaient appliqué les hausses. Un message qui vise directement les stations accusées de traîner des pieds quand le baril recule.
Si la tendance se confirme, certains analystes évoquent une stabilisation entre 1,70 et 1,75 euro le litre à la rentrée de septembre. Rien n’est garanti : tout dépendra de la tenue de l’accord sur Ormuz et de l’évolution du baril cet été.
Pour les vacanciers qui prendront la route en juillet, le calendrier tombe à point. La baisse devrait se faire sentir pile au moment des grands départs.
Crédit photo : Illustration générée par IA
