Le bonus pour la voiture électrique d’occasion revient en septembre, mais il ne faut pas s’attendre à un miracle
À partir du 1er septembre 2026, la France remet en place une aide à l’achat pour les voitures électriques d’occasion. Le principe est simple sur le papier : vous achetez un modèle 100 % électrique de seconde main chez un professionnel, et on vous verse une prime. Sauf que le montant a de quoi refroidir.
Comptez entre 295 et 380 euros pour un particulier. On est loin des 1 000 euros du précédent dispositif, qui avait disparu en 2024. La raison de cette maigreur tient à son financement : cette fois, l’État ne met pas la main à la poche. La prime passe par les certificats d’économies d’énergie, ces fameux CEE payés par les fournisseurs d’énergie. Résultat, le montant exact dépendra des offres commerciales des opérateurs qui jouent le jeu, et il pourra bouger d’un vendeur à l’autre.
Les conditions, elles, sont assez précises. Le véhicule doit être 100 % électrique, immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023. Il faut l’acheter chez un professionnel, jamais à un particulier. Le prix ne doit pas dépasser 25 000 euros toutes taxes comprises, et le poids reste plafonné à 1 800 kg, histoire d’écarter les gros SUV.
Le point le plus intéressant concerne la batterie. Pour toucher l’aide, l’état de santé de la batterie, ce qu’on appelle le SOH, doit être d’au moins 80 %. À défaut, il faut que l’autonomie restante atteigne 200 km. C’est une bonne idée, parce que la grande peur de l’occasion électrique, c’est justement de tomber sur une batterie fatiguée sans le savoir. Là, au moins, le critère met la question sur la table dès l’achat.
Pour garder un œil sur la santé de votre voiture, une prise de diagnostic à brancher soi-même reste le geste le plus simple :
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Dernière contrainte, il faut garder la voiture au moins trois ans. Pas question d’empocher la prime et de revendre dans la foulée.
Pour les professionnels du secteur des services, l’enveloppe grimpe autour de 2 000 euros, donc bien plus attractive.
Au fond, ce bonus ressemble davantage à un petit coup de pouce symbolique qu’à un vrai levier d’achat. Trois cents euros ne feront basculer personne vers l’électrique d’occasion. Mais le critère de santé de la batterie, lui, pourrait bien devenir le vrai réflexe à adopter, prime ou pas prime.
