Audi rouvre un vieux chapitre. La marque aux anneaux ressort le nom A2, abandonné en 2005 après une carrière confidentielle, pour le coller sur une compacte 100 % électrique qui arrive en concession française dès décembre 2026. Les commandes viennent d'ouvrir, et le ticket d'entrée est fixé à 38 600 euros.
C'est assez bas pour une Audi, et c'est justement l'idée. Pendant des années, la plus petite électrique du constructeur restait chère et un peu frustrante côté autonomie. Là, Audi change de ton et vise frontalement la Renault Mégane E-Tech et la Cupra Born, soit le gros du marché de la compacte branchée en France.
La version d'attaque à 38 600 euros embarque une batterie de 52 kWh et un moteur de 170 chevaux, pour 376 à 423 km d'autonomie selon le cycle WLTP, la norme officielle d'homologation. De quoi couvrir les trajets du quotidien sans trop réfléchir. Ceux qui roulent beaucoup regarderont plutôt la version à grosse batterie de 84 kWh, annoncée jusqu'à 649 km, facturée 46 900 euros. Et tout en haut du catalogue, une déclinaison de 326 chevaux grimpe autour de 52 000 euros.
La recharge rapide monte jusqu'à 183 kW sur la plus grosse batterie, ce qui ramène le passage de 10 à 80 % à moins d'une demi-heure. L'A2 sait aussi renvoyer du courant vers un appareil ou la maison, une fonction encore rare à ce tarif.
Pour brancher l'A2 e-tron à la maison ou sur une borne publique, il faut le bon câble :
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Côté gabarit, on reste sur une vraie compacte de 4,32 mètres, avec un coffre de 396 litres. Rien d'énorme, mais cohérent pour une voiture pensée pour la ville et la périphérie. L'A2 e-tron est produite à Ingolstadt, en Allemagne, et non en Chine, ce qui lui permet pour le moment de rester éligible au bonus écologique français.
Reste la vraie question du quotidien. À 38 600 euros, l'Audi joue dans la même cour que des rivales souvent un peu moins chères à prestations proches. Mais le badge aux anneaux, l'autonomie correcte de l'entrée de gamme et la fabrication européenne lui donnent des arguments. Et puis il y a ce clin d'œil à l'A2 des années 2000, une voiture trop en avance à l'époque, qui n'avait jamais trouvé son public.
Vingt ans plus tard, le pari est peut-être mieux tombé.
Crédit photo : Audi




