Alpine fait passer sa berlinette à l’électrique et dévoile la future A110 au Mondial de Paris

C’est l’un des symboles de l’auto française qui change de camp. Au Mondial de Paris, ouvert du 12 au 18 octobre, Alpine lève un coin du voile sur la troisième génération de l’A110, et cette fois la petite sportive de Dieppe abandonne l’essence pour l’électrique. Le constructeur n’a pas sorti la vraie voiture, mais une sculpture grandeur nature recouverte d’un voile translucide. On devine une silhouette basse, le nez en V maison, des passages de roue marqués et une nouvelle signature lumineuse. Le reste, il faudra attendre.
Sous cette carrosserie, par contre, Alpine en dit déjà pas mal. La berlinette inaugure une plateforme maison baptisée Alpine Performance Platform, une base en aluminium pensée uniquement pour la performance. L’architecture électrique tourne en 800 volts, la tension haute qui permet de recharger plus vite sur les bornes rapides. La batterie est coupée en deux blocs répartis entre l’avant et l’arrière, avec un quart du poids devant et trois quarts derrière, histoire de garder le centre de gravité très bas et l’équilibre d’une vraie sportive.
Deux moteurs électriques logent sur l’essieu arrière, capables de grimper jusqu’à 21 500 tours par minute. Un système maison, l’Active Torque Vectoring 2.0, répartit la puissance entre les roues toutes les dix millisecondes pour coller à la trajectoire. Sur le papier, c’est la promesse d’une électrique qui se conduit encore comme une Alpine, et pas comme une grosse batterie sur roues.
En attendant la version électrique, l’A110 originelle reste une icône. La voici en miniature pour la vitrine.
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Reste la grande inconnue, et elle est de taille. Alpine n’annonce officiellement ni puissance, ni autonomie, ni capacité de batterie, ni prix, ni date. La presse spécialisée, elle, parle d’environ 480 chevaux, d’une batterie autour de 77 kWh et d’une autonomie qui dépasserait les 400 kilomètres. À confirmer. Même chose côté tarif : la bascule vers l’électrique devrait pousser l’addition au-delà de 75 000 euros, bien au-dessus de l’actuelle A110 thermique. La commercialisation, elle, est attendue fin 2026 ou début 2027.
Un point ne bouge pas, et il compte : la voiture restera assemblée à Dieppe, en Normandie, là où l’A110 est produite depuis 2017. Pour une marque qui vient d’essuyer les débuts compliqués de sa grande A390, remettre la berlinette au centre du jeu, même électrique, ressemble à un pari raisonnable. Vivement qu’on enlève ce voile.
Crédit photo : Alpine
