La Twingo électrique premier prix devient la voiture électrique la moins chère de France, à 13 310 euros pour les plus modestes

Renault a fini par sortir la version d’entrée de sa Twingo E-Tech, et le résultat fait mal à la concurrence. La finition Evolution s’affiche à 19 490 euros au catalogue. Sauf que voilà, une fois la prime coup de pouce CEE déduite, le tarif tombe à 15 870 euros pour tout le monde, et jusqu’à 13 310 euros pour les ménages les plus modestes. À ce niveau-là, aucune électrique neuve ne fait mieux en France aujourd’hui.
On parle d’une vraie citadine, pas d’un quadricycle bricolé. La Twingo mesure moins de 3,80 m, passe à cinq portes et embarque un moteur de 82 chevaux, soit 60 kW. Rien d’affolant sur le papier, mais largement suffisant pour la ville et la périphérie, là où cette voiture va passer l’essentiel de sa vie.
Côté batterie, Renault a fait le pari du LFP, une chimie lithium-fer-phosphate qui se passe de nickel et de cobalt. C’est une première pour la marque. L’intérêt est double. Ces batteries coûtent environ 20 % de moins à produire, et elles encaissent mieux les années. Ici, la capacité est de 27,5 kWh pour une autonomie WLTP annoncée à 263 km. En usage réel, comptez plutôt autour de 200 km, ce qui reste cohérent pour une citadine.
Pour recharger la Twingo à domicile ou sur une borne publique, il faut son propre câble Type 2, compatible avec la citadine de Renault :
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La finition Techno, un cran au-dessus, démarre à 21 090 euros avant aides. Ses commandes sont ouvertes au grand public depuis janvier, les possesseurs du Twingo R Pass ayant eu la priorité dès décembre. L’Evolution, elle, est la vraie nouveauté du moment. C’est la déclinaison la moins chère, celle qui fait passer le ticket d’entrée sous la barre symbolique des 16 000 euros bonus déduit.
Un mot sur la production. La Twingo électrique n’est pas assemblée en France mais en Slovénie, à l’usine de Novo Mesto. Ça n’entame pas son éligibilité au bonus, la voiture cochant les critères du score environnemental, mais la nuance mérite d’être posée pour qui associe Renault au made in France.
Reste la vraie question, celle du quotidien. Est-ce qu’une petite électrique donnée pour 263 km peut remplacer une thermique dans un foyer qui n’a qu’une voiture ? Pour un second véhicule urbain, clairement oui, et à ce prix elle n’a presque plus de rivale. Pour traverser le pays en août, il faudra composer avec les pauses recharge. À chacun de peser ça.
Crédit photo : Renault
