Bugatti dévoile la Destrier, un W16 de 1 600 ch construit en un seul exemplaire à Molsheim

Bugatti Destrier, hypercar unique bleu Sapphire Celeste dérivée de la Bolide

Bugatti vient de lever le voile sur la Destrier. Une seule voiture. Pas une série limitée, pas une petite production confidentielle : un exemplaire unique, un 1/1, qui sera montré au public le 16 août à Pebble Beach, pendant la Monterey Car Week en Californie.

C’est la troisième pièce du programme Solitaire, lancé l’été dernier, après la Brouillard et la F.K.P. Hommage. L’idée de ce programme, c’est de fabriquer des voitures dont un seul client au monde possédera l’unique exemplaire. Autant dire que vous n’en croiserez jamais deux sur la même route.

Sous la carrosserie, on retrouve la base de la Bolide, la pistarde la plus radicale de la marque. Donc le fameux W16 8.0 litres quadriturbo, ici crédité de 1 600 chevaux. Sauf que voilà : la Bolide était couverte d’ailerons et d’énormes prises d’air pensés pour la piste. La Destrier, elle, s’en débarrasse. Les designers de Molsheim ont tout gommé pour ne garder que la ligne.

Le résultat est spectaculaire. La caisse culmine à tout juste un mètre de haut, du jamais-vu chez Bugatti. Elle chausse des jantes de 20 pouces à l’avant et 21 à l’arrière, et se pare d’une teinte baptisée Sapphire Celeste, un bleu profond obtenu par plusieurs couches de peinture. Le style pioche ouvertement dans les Type 57 des années 30, avec un clin d’œil appuyé à la Type 57 SC Atlantic, sans doute l’une des plus belles automobiles jamais dessinées.

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C’est là que la France entre dans l’histoire. Bugatti reste installée à Molsheim, en Alsace, et la Destrier le rappelle : un drapeau français glissé dans l’habitacle, une plaque gravée au laser qui rend hommage à la Type 57G « Tank » et à l’Atlantic. Le patrimoine maison assumé jusque dans les détails.

Le prix ? Silence total. Mais quand on parle d’une Bugatti unique dérivée de la Bolide, on est forcément sur plusieurs millions d’euros, et l’heureux propriétaire est déjà connu de la marque.

Alors oui, ça ne changera rien à votre prochain plein ni à votre malus. Une pièce pareille ne roulera quasiment jamais et finira probablement dans une collection climatisée. Mais c’est aussi ça, le savoir-faire d’un constructeur français capable de transformer une bête de circuit en sculpture roulante. Rien que pour la ligne, on veut bien pardonner l’excès.

Crédit photo : Bugatti