Alpine boucle enfin sa gamme A390 avec une GTS de 470 chevaux à 78 000 euros, mais les acheteurs ne se bousculent pas

Les Alpine A390 GT et GTS, breaks sureleves 100% electriques fabriques en France

Ça faisait des mois qu’on l’attendait. La version musclée de l’Alpine A390, la GTS, est enfin passée à la commande début juin, avec un peu de retard sur le calendrier promis. La marque de Dieppe visait le début d’année, sauf que l’approvisionnement des batteries a coincé du côté du fournisseur français Verkor. Voilà donc la gamme au complet.

Petit rappel pour ceux qui ont raté le lancement. L’A390, c’est le premier vrai modèle familial d’Alpine, un break surélevé de près de 4,61 m, cinq places, 100 % électrique. Rien à voir avec la petite A110. Et surtout, il est français de bout en bout : assemblé à Dieppe, avec les moteurs de Cléon et les batteries de Douai.

Sous le plancher, la même batterie de 89 kWh pour tout le monde. La différence se joue sur les moteurs. Trois en tout, un à l’avant et deux à l’arrière, un par roue, ce qui donne une transmission intégrale et un vrai contrôle du couple sur chaque roue. La GT d’entrée développe 400 chevaux, abat le 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et annonce jusqu’à 555 km d’autonomie WLTP. Comptez 67 500 euros.

La GTS, elle, pousse à 470 chevaux et 824 Nm de couple. Le 0 à 100 tombe à 3,9 secondes, la pointe grimpe à 220 km/h, et la recharge rapide passe à 190 kW, soit un 15-80 % en 25 minutes environ. Par contre l’autonomie redescend autour de 490 à 500 km, forcément, avec tous ces chevaux en plus. Le tarif ? 78 000 euros, un peu moins après le coup de pouce des certificats d’économie d’énergie, un peu plus dès qu’on coche des options.

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Bonne nouvelle côté fiscalité : électrique oblige, l’A390 échappe au malus CO2 et au malus au poids, ce qui n’est pas rien pour une auto qui dépasse les deux tonnes.

Maintenant, le chiffre qui pique un peu. Depuis les premières livraisons de la GT en février, Alpine a écoulé 276 exemplaires, dont seulement 56 à des particuliers. Pour une auto qui vise Tesla, BMW et Hyundai sur leur terrain, c’est timide. Dieppe rêvait pourtant de 50 voitures par jour.

L’A390 a tout pour plaire, le badge, la techno maison, le made in France assumé. Encore faut-il convaincre les clients de mettre 70 000 euros dans une Alpine à cinq portes. Pas gagné, mais on a envie d’y croire.

Crédit photo : Alpine