Stellantis investit plus d’un milliard d’euros à Mulhouse pour produire trois Peugeot dès 2029

Peugeot 208 GT-Line, illustration de la gamme compacte du constructeur français

C’est une annonce qui rassure pour l’industrie auto française. Stellantis va injecter plus d’un milliard d’euros en France, et le site de Mulhouse, en Alsace, en sera le grand bénéficiaire.

Concrètement, l’usine alsacienne va produire à partir de 2029 trois nouveaux modèles Peugeot, déclinés en versions 100% électriques et hybrides. On parle du segment C, celui des compactes familiales façon Peugeot 308, qui pèse encore près de 30% des ventes de voitures neuves en Europe. Autrement dit, le cœur du marché, pas un produit de niche.

Pour fabriquer ces voitures, Stellantis va s’appuyer sur sa nouvelle plateforme STLA One. Cette base technique modulaire est conçue pour faire baisser les coûts de production d’environ 20%, grâce à une conception simplifiée et des délais de développement raccourcis. Sur un marché où la concurrence chinoise casse les prix, chaque euro grappillé compte.

La répartition de l’enveloppe en dit long sur la stratégie. La moitié part dans la recherche et le développement, 40% reviennent directement au site de Mulhouse, et les 10% restants sont fléchés vers d’autres sites français. Ce n’est donc pas qu’une histoire d’usine, mais aussi de bureaux d’études et d’ingénierie tricolore.

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Mulhouse, ce sont environ 4 500 salariés aujourd’hui. L’usine fait partie des cinq sites de production automobile que Stellantis conserve en France, et cet investissement vient sécuriser sa charge de travail pour la décennie à venir. Quand on connaît les inquiétudes récurrentes sur l’avenir des usines françaises, c’est un signal fort.

Le PDG du groupe, Antonio Filosa, a fait le déplacement sur place pour l’annonce, saluant l’engagement des équipes. Le timing n’est pas un hasard. Cette décision s’inscrit dans le plan stratégique FaSTLAne 2030 dévoilé fin mai, qui mise sur de nouvelles plateformes mondiales, des motorisations revues et un retour en force sur les segments rentables.

Reste à voir à quoi ressembleront ces trois Peugeot, et surtout à quels prix elles seront proposées. Car promettre des compactes électriques et hybrides compétitives, c’est une chose. Tenir des tarifs face à des constructeurs chinois qui débarquent avec des modèles agressifs, c’en est une autre. Rendez-vous en 2029 pour le verdict, mais d’ici là, l’Alsace peut souffler un peu.

Crédit photo : Alexander Migl (CC BY-SA 4.0)