Mercedes-AMG garde son V8 sur les GLE 63 et GLS 63, mais en France le malus va faire mal

Mercedes-AMG vient de présenter les GLE 63 S et GLS 63 restylés. Le restylage touche le design, mais l’essentiel est sous le capot : le constructeur a entièrement repensé son V8 4,0 litres biturbo pour le rendre compatible avec les futures normes, au lieu de l’abandonner.
C’est à contre-courant du marché. Pendant que la plupart des marques remplacent leurs V8 par des six cylindres ou des motorisations électriques, plus simples à homologuer, AMG réinvestit dans le sien.
Ce bloc, baptisé M177 EVO, reste assemblé à la main à Affalterbach, en Allemagne, selon le principe « un homme, un moteur ». Il a été revu en profondeur pour encaisser les réglementations à venir sans perdre en performance.
Le vrai changement technique tient à l’adoption d’un vilebrequin à plat, le « flat-plane ». Cette architecture réduit les masses en rotation, autorise des montées en régime plus franches et modifie la sonorité du moteur.
La puissance ne bouge pas : 612 chevaux et 850 Nm de couple, complétés par une hybridation légère 48 volts. Concrètement, un alterno-démarreur ajoute 23 chevaux et 205 Nm lors des relances. Un filtre à particules est monté de série partout, pour viser la sévère norme antipollution Euro 7 qui entrera en vigueur le 29 novembre 2027.
Pas le budget pour le malus ? Le V8 AMG version vitrine reste plus abordable.
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Côté chronos, le GLE 63 S abat le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, le GLS 63 plus lourd en 4,2 secondes. Les deux SUV sont bridés à 280 km/h et reçoivent un nouvel échappement AMG Performance à valves, qui module le son selon le mode de conduite.
Reste la question qui fâche en France. Avec 299 g/km de CO2 annoncés sur le GLE, soit 16 grammes de plus que la génération précédente, ces deux SUV tombent en plein dans le malus écologique maximal, plafonné à 80 000 euros en 2026.
Les tarifs français n’ont pas encore été communiqués, mais ils devraient logiquement grimper par rapport aux versions actuelles. En ajoutant 80 000 euros de malus à un prix de base déjà élevé, la facture devient vite réservée à une clientèle très restreinte.
Pour le calendrier, la Suisse ouvre les commandes dès la fin juillet, pour des premières livraisons en janvier 2027. La France devrait suivre dans la foulée, malus compris. De quoi saluer la démarche technique de Mercedes-AMG, tout en sachant que sa fiscalité la rendra difficilement accessible chez nous.
Crédit photo : L’Argus
