Geely débarque en France avec la E2, une citadine électrique à 20 990 euros qui vise la Renault 5

La Geely E2, citadine électrique verte, présentée de profil avec coffre avant et arrière ouverts

Le géant chinois Geely, déjà propriétaire de Volvo, Polestar et Lotus, arrive enfin en France sous son propre nom. Sa première voiture s’appelle la E2, une petite citadine 100 % électrique affichée à partir de 20 990 euros. Autant dire qu’elle vient directement chatouiller la Renault 5 E-Tech sur son terrain, celui des électriques abordables produites pour la ville.

La E2 mesure 4,13 mètres, ce qui la place pile dans le segment des citadines polyvalentes. Sous le capot, un seul moteur de 115 chevaux qui entraîne les roues arrière, une configuration en propulsion assez rare à ce tarif. Rien de sportif là-dedans, mais de quoi se débrouiller sans souci en ville et sur les trajets du quotidien.

Deux batteries sont au catalogue. La première, de 35 kWh, annonce 252 km d’autonomie en cycle WLTP, cette norme européenne censée donner une estimation réaliste de ce qu’on parcourt vraiment. La seconde, de 47 kWh, pousse jusqu’à 345 km. On reste donc sur une voiture pensée pour un usage urbain et périurbain, pas pour avaler les grands axes tout l’été.

Côté habitabilité, Geely met en avant un coffre de 375 litres, complété par un petit rangement de 70 litres sous le capot avant, ce fameux frunk bien pratique pour caser les câbles de recharge. Banquette rabattue, on grimpe à 1 320 litres. Pour une auto de cette taille, c’est généreux.

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Pour brancher la E2 à une borne publique ou une wallbox, il faut son propre câble Type 2. Un modèle universel comme celui-ci fait le job sur toutes les électriques européennes.

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L’équipement ne fait pas radin non plus, même en entrée de gamme. On trouve un grand écran central de 14,6 pouces, des sièges chauffants, une suspension arrière multibras et un niveau d’aides à la conduite correct. Trois finitions sont proposées, Pro, Max et Max+, pour monter en gamme selon le budget.

Reste la question qui fâche. Fabriquée en Chine, la Geely E2 ne touche pas le bonus écologique français, réservé aux modèles produits en Europe. Son prix de départ s’entend donc net, sans coup de pouce de l’État, là où une concurrente assemblée dans l’Hexagone peut récupérer quelques milliers d’euros.

Pour rassurer un public encore méfiant face aux marques chinoises, Geely mise sur une garantie de 8 ans ou 200 000 km et promet un vrai réseau physique, avec 70 concessions prévues d’ici la fin 2026 et 170 à l’horizon 2028. La E2 sera visible au Mondial de l’Auto, à Paris, du 12 au 18 octobre.

Crédit photo : L’Argus