Voiture électrique : 29 % de part de marché en mai, un record qui change le visage des concessions françaises

Voiture électrique en charge sur une borne dans une rue française en fin de journée

Le marché auto français a retrouvé des couleurs en mai. La Plateforme automobile (PFA), l’organisation qui regroupe les constructeurs et équipementiers en France, a compté 128 484 voitures particulières neuves immatriculées sur le mois, soit une hausse de 3,7 % par rapport à mai 2025.

La vraie nouvelle est ailleurs. L’électrique a battu son record. Avec 37 412 immatriculations en un mois, la voiture 100 % électrique grimpe à 29 % du marché. Il y a un an, à la même période, elle ne pesait que 16 %. La progression est donc spectaculaire : presque un doublement des volumes en douze mois.

Sur les cinq premiers mois de l’année, la tendance se confirme. Les ventes d’électriques bondissent de 55 % et représentent désormais 27,8 % des voitures neuves vendues, contre 17,8 % un an plus tôt. En clair, plus d’une voiture neuve sur quatre roule désormais sans une goutte d’essence.

Comment expliquer cette accélération ? Le bonus écologique reste un argument de poids. Maintenu en 2026, il atteint 5 700 euros pour les ménages les plus modestes et 3 500 euros pour les revenus plus élevés. À cela s’ajoute une offre de modèles abordables qui s’étoffe enfin, avec plusieurs citadines électriques passées sous la barre des 20 000 euros ces derniers mois.

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Le détail des acheteurs raconte une bascule intéressante. Les ventes aux particuliers ont progressé de 15 % en mai, à 57 070 voitures. Les flottes d’entreprises, elles, stagnent avec à peine 1 % de hausse. Ce sont donc bien les ménages qui tirent le marché, alors que pendant des années, c’étaient les entreprises qui maintenaient les volumes à flot.

Tout n’est pas rose pour autant. Sur cinq mois, le marché français reste quasi stable, à 668 379 immatriculations, soit un léger recul de 0,6 % par rapport à 2025. Autrement dit, l’électrique progresse surtout en grignotant les parts du thermique, pas en gonflant le total des ventes. L’essence, justement, s’effondre, avec une chute de près de 37 % depuis janvier, la plus forte baisse de toute l’Union européenne.

Reste à voir si ce rythme tiendra cet été, période traditionnellement creuse pour les concessions. Mais une chose est sûre : la voiture électrique n’est plus une curiosité réservée aux flottes ou aux gros budgets. Elle s’installe dans le garage des Français.

Crédit photo : Illustration générée par IA