Un cap à 25 %, la France en tête, l’Italie qui décroche

Voitures electriques en charge sur des bornes dans une rue europeenne, illustration de la montee de l electrique a 25 pourcent du marche

En juillet, un quart des voitures neuves vendues en Europe roulaient déjà à l’électrique. Très exactement 25,7 % sur les seize principaux marchés du continent, selon les données de New Automotive et E-Mobility Europe reprises fin août par Reuters. Un cap symbolique, franchi à peine quatre mois après le passage des 20 % au mois de mars.

Reste un détail qui a son importance. Ces 25,7 % ne couvrent que seize pays, soit environ 90 % des ventes européennes, là où l’ACEA, l’organisme de référence, en compte vingt-sept. La vraie moyenne du continent est donc sans doute un cheveu en dessous. Disons que l’électrique flirte avec les 25 % plus qu’il ne les enfonce vraiment. Les chiffres officiels trancheront.

Et la France dans tout ça ? Elle joue les premiers rôles. Avec 35 % de part de marché en juillet et près de 44 000 immatriculations, elle est l’un des deux moteurs de la performance européenne, devant une Allemagne installée autour de 29 %. Du coup, l’Hexagone se retrouve du bon côté de la carte, celui où la bascule s’accélère pour de bon.

Les vrais champions, eux, restent au nord. Au Danemark, quatre voitures neuves sur cinq sortent désormais du concessionnaire sans échappement. La Finlande a passé la barre de la moitié. Belgique, Pays-Bas, Suède naviguent tous au-dessus des 40 %. Le froid et l’électrique, visiblement, font bon ménage.

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Sur le mois, ce sont 224 266 voitures électriques qui ont été immatriculées à l’échelle européenne, en hausse de 13,6 % sur un an. Depuis janvier, on approche le million et demi, soit près d’un tiers de plus qu’en 2025. Le pétrole cher, les aides publiques et l’arrivée de modèles enfin abordables tirent la demande.

Sauf que voilà, cette belle mécanique carbure aux subventions. L’Italie en offre la démonstration la plus brutale. En un seul mois, sa part électrique s’est effondrée de 10,1 % à 5,9 %, juste après la fin de ses aides locales à l’achat. Coupez le robinet, la courbe plonge. La Pologne, autour de 4 %, et la République tchèque, à 7,5 %, peinent elles aussi à décoller.

La leçon vaut pour la France. Nos 35 % tiennent en partie aux primes, au malus et à la fiscalité des carburants, autant de leviers que Bercy peut resserrer d’un budget à l’autre. La transition avance vite, mais elle reste suspendue à des décisions politiques. Et ça, personne ne devrait l’oublier au moment de commander sa prochaine voiture.

Crédit photo : Illustration générée par IA