Dans les coulisses de l’Alpine A110 de la Gendarmerie Nationale

Dans les coulisses de l'Alpine A110 de la Gendarmerie Nationale

Croiser une Alpine A110 sur l’autoroute, c’est déjà un petit événement. La voir débarquer avec un gyrophare et la livrée bleue de la Gendarmerie, c’est carrément le genre d’image qui marque les esprits. Derrière le côté spectaculaire, ces voitures bleu-blanc-rouge ont une vraie mission, et une histoire qui en dit long sur le lien entre la marque dieppoise et les forces de l’ordre.

La Gendarmerie Nationale aligne aujourd’hui une vingtaine d’A110 dans sa flotte, plus précisément 22 exemplaires en version Pure. Ces autos sont affectées aux équipes rapides d’intervention, les fameuses ERI, dont la mission consiste à intercepter les véhicules qui prennent la fuite ou roulent à des vitesses délirantes. Pour ce travail-là, il fallait une voiture à la fois légère, vive et capable de tenir un rythme élevé sur de longues distances. L’A110 cochait toutes les cases.

Sous le capot, ces versions Pure embarquent le quatre cylindres 1.8 turbo à injection directe, développant 252 chevaux. Sur une auto qui pèse à peine plus d’une tonne, ça donne des performances redoutables et une agilité que peu de berlines de patrouille peuvent égaler. L’idée n’est pas forcément d’aller plus vite que tout le monde en pointe, mais de rester collé à un fuyard dans les courbes et les enchaînements rapides, là où le poids plume de l’Alpine fait toute la différence.

La Gendarmerie ne compte pas s’arrêter là. Trois nouveaux exemplaires sont attendus, cette fois en version GTS, qui porte la puissance à 300 chevaux grâce au même bloc 1.8 turbo poussé un cran plus loin. Ces A110 musclées doivent rejoindre la BRI, la brigade de recherche et d’intervention, pour des missions encore plus pointues. De quoi étoffer un parc déjà unique en son genre sur les routes françaises.

L’usage intensif laisse forcément des traces. Sur les 22 A110 Pure en service, quatre ont déjà été détruites lors d’interventions. Le chiffre rappelle que ces voitures ne sont pas là pour parader, mais pour bosser dans des conditions parfois extrêmes, avec les risques que cela comporte. Une Alpine accidentée en mission, c’est presque un crève-cœur pour les passionnés, mais c’est le prix du terrain.

Cette alliance entre Alpine et la Gendarmerie n’a d’ailleurs rien de nouveau. Elle marque plutôt le retour d’une tradition bien française. De 1967 à 1987, soit pendant une vingtaine d’années, les forces de l’ordre avaient déjà roulé en Alpine, à l’époque des berlinettes A110 d’origine qui ont fait la légende de la marque. Voir la version moderne reprendre du service dans la même livrée, c’est une jolie boucle bouclée.

Au-delà du symbole, l’A110 de la Gendarmerie reste un formidable outil de communication pour Alpine, qui associe son image à la performance et au service public. Et pour les gendarmes qui ont la chance de prendre le volant, difficile d’imaginer meilleure voiture de fonction. Une sportive française au boulot, ça reste un sacré privilège.

Crédit photo : DR

Miniature Alpine A110 Norev 1/43

L’Alpine A110 en modèle réduit, pour les passionnés de la berlinette française.

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