Volkswagen épinglé sur la géolocalisation de ses conducteurs

Acheter une voiture connectée, c’est pratique. Mais c’est aussi accepter, sans toujours le savoir, que sa voiture sache exactement où l’on va et quand. Volkswagen en fait l’amère expérience, le constructeur allemand se retrouvant sous le feu des critiques après des révélations sur la collecte des données de localisation de ses véhicules.
Le coeur du problème, ce sont des données de position très détaillées, collectées sur les véhicules connectés de la marque. On parle des trajets, des arrêts, parfois même des habitudes de conduite. Le tout sans que les conducteurs aient toujours eu conscience de l’ampleur de ce qui était enregistré, ni clairement donné leur accord. Pour des associations de défense des consommateurs, ça ressemble beaucoup à une intrusion difficile à justifier.
L’affaire a vite enflé. Au-delà de la simple collecte, certains craignent que ces informations finissent par servir à des usages commerciaux, voire à être partagées avec des tiers. Volkswagen, de son côté, a promis de clarifier sa politique et de jouer la carte de la transparence. Le mal est fait, mais la réaction était attendue.
Le souci dépasse largement le cas Volkswagen. Aujourd’hui, à peu près toutes les marques truffent leurs voitures de capteurs, de cartes SIM et de services connectés. La voiture est devenue un smartphone sur roues, avec les mêmes questions de vie privée derrière. Sauf qu’on change de smartphone tous les deux ou trois ans, alors qu’une voiture reste souvent dix ans dans un foyer.
Pour garder la main sur vos propres données de conduite, une dashcam dont vous maîtrisez les enregistrements reste un bon réflexe.
Dashcam voiture Full HD 1080p → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Du côté des conducteurs, la colère se comprend. Beaucoup estiment ne pas avoir été correctement informés, et trouvent normal qu’acheter une voiture ne revienne pas à signer un blanc-seing sur leurs déplacements. Sur les réseaux sociaux, le ras-le-bol s’est exprimé, avec cette idée simple en filigrane : ma voiture, mes données.
C’est là que la régulation entre en jeu. Les défenseurs de la vie privée réclament un cadre plus strict, qui imposerait aux constructeurs de demander un consentement clair avant de collecter ou d’exploiter la moindre information personnelle. En Europe, le RGPD existe déjà, mais son application au monde de l’automobile connectée reste un terrain encore flou, que les récentes affaires viennent rappeler.
Pour Volkswagen, l’enjeu est aussi une question de confiance. La marque a déjà connu son lot de scandales par le passé, et ce nouvel épisode tombe mal. Restaurer la confiance des clients passera par des actes concrets, pas seulement par des promesses de transparence.
Au fond, cette histoire pose une question qui nous concerne tous, quelle que soit la marque au volant. Jusqu’où accepte-t-on que notre voiture nous suive à la trace ? La réponse mérite mieux qu’une case cochée à la va-vite dans un contrat au moment de la livraison.
Crédit photo : DR
